samedi 30 mai 2015

"LIBERTE" Nouvelle création.



La liberte est un rapport infini au langage visuel.






"LIBERTE"
Peinture de Francisco Rivero.
21 x 29,7 cm Nouvelle création.




“Le bateau doit sortir du imaginaire.” Nouvelle création.








“Le bateau doit sortir du imaginaire.” 
Peinture de Francisco Rivero
29,7 x 21 cm. Nouvelle création.





"La textura del aire de Paris" Nouvelle création.



En el espejo retrovisor respiro la textura del aire de Paris.
Francisco Rivero.
Rue Ravignan 75018 Paris-France





video


VideoArte de Francisco Rivero.








vendredi 29 mai 2015

"Createur de joie" Nouvelle création.











"Createur de joie"
Peinture de Francisco Rivero
29,7 x 21 cm. Nouvelle création.







"Amour" Nouvelle création.




L'amour ne s'explique pas !
C'est une chose comme ça,
Qui vient on ne sait d'où
Et vous prend tout à coup.
O amor não se explica
É uma coisa assim
Que vem não se sabe de onde
E te pega de uma vez.

Michel Emer







"Amour"
(Amor)

Peinture de Francisco Rivero
29,7 x 21 cm. Nouvelle création.








dimanche 17 mai 2015

"Ceiba Fraternal". Nouvelle création.








"Ceiba Fraternal".
21 x 29.7 cm. 
Peinture de Francisco Rivero.
Nouvelle création.





"Todo por las nubes". Nouvelle création.







"Todo por las nubes"
21 x 29.7 cm. 
Peinture de Francisco Rivero.
Nouvelle création





"Inventar el sueño" Nouvelle création






"Inventar el sueño"
21 x 29.7 cm. 
Peinture de Francisco Rivero.
Nouvelle création





"Algo pasa donde termina el arco iris ". Nouvelle Création.





"Algo pasa donde termina el arco iris ".
21 x 29.7 cm. 
Peinture de Francisco Rivero.

"Conexão" (conexion) Nouvelle Création






"Conexão"
(conexion)
21 x 29.7 cm. 
Peinture de Francisco Rivero.
Nouvelle création.
Wifredo LAM : Un creador plastico Universal






"Sempre navegando". Nouvelle création.





"Sempre navegando"
21 x 29.7 cm. 
Peinture de Francisco Rivero.
Nouvelle création.







"EXPLENDOR" Nouvelle création.







"EXPLENDOR"
21 x 29.7 cm. 
Peinture de Francisco Rivero.
Nouvelle création.






"La nuit possède un charme primitif". Gravure. Nouvelle création.





"La nuit possède un charme primitif". 13 x 15 cm, 1/1. Gravure de Francisco Rivero.










"Une île, une heure différente". Gravure. Nouvelle création.






"Une île, une heure différente". 13 x 15 cm. 1/1. Gravure de Francisco Rivero. 






"L’Intimité" Gravure. Nouvelle création.









"L’Intimité" 13 x 15 cm. 1/1.Gravure de Francisco Rivero. 






"Inocência do Jardim". Nouvel création.




O mar aqui é uma montanha redonda e azul.





"Inocência do Jardim"
21 x 29.7cm. Peinture de Francisco Rivero.
Nouvel création.








"BON APATITE". Nouvelle création.








"BON APATITE"
21 x 29.7 cm. Peinture de Francisco Rivero.
Nouvelle création.







"Caminho do Sol". Nouvelle création.









"Caminho do Sol" 21 x 23.7 cm. de Francisco Rivero.







Hervé TÉLÉMAQUE. Une rétrospective à Paris.




Expositions
25 février 2015 - 18 mai 2015
de 11h00 à 21h00
Musée - Niveau 4 - Galerie d'art graphique, Musée - Niveau 4 - Galerie du Musée - Centre Pompidou, Paris






New York (1957-1960)



Né en 1937 à Port-au-Prince, ce peintre d'Haïti est associé à la figuration narrative.







Paris  (1961-1967)





OBJETS (1968-1969)





Retour à la peinture (1970-1979) 









Collages (1971-1980)




ASSEMBLAGES (1979-1996)






FUSAINS (1993-2002)





PEINTURES RÉCENTES (2000-2015)






Paris  (1961-1967)










Une longue interaction entre l'art et moi.
Francisco Rivero





Avec soixante-quinze peintures, dessins, collages, objets et assemblages, la rétrospective de l’œuvre d’Hervé Télémaque est l’une des plus importantes consacrées à l’artiste français d’origine haïtienne. Elle dévoile pour la première fois au Centre Pompidou toute la diversité et la cohérence d’un œuvre exigeant et d’une impressionnante force plastique. Après un séjour de trois années à New York où il se familiarise notamment avec l’expressionnisme abstrait qui influence ses premières peintures à la gestualité affirmée, Télémaque s’installe à Paris en 1961. Il se rapproche du groupe surréaliste. Sur la toile, il orchestre la rencontre d’objets empruntés à la société de consommation et à la culture populaire, provoquant de réjouissants courts-circuits visuels. Bientôt adepte de la « ligne claire », Télémaque livre des peintures à forte teneur autobiographique. Elles se construisent comme des métaphores visuelles à la portée critique certaine, entre contre-culture et anticolonialisme, tout en explorant les relations complexes entre image et langage. De 1968 à 1970, l’artiste cesse pourtant de peindre pour réaliser d’intrigants assemblages d’objets où la canne blanche, emblème de la cécité, joue un grand rôle. Lorsqu’il revient à la peinture, il se confronte pour la première fois au collage dont il renouvelle profondément les modalités. Durant les années 1990, Télémaque entreprend aussi un ensemble de dessins au fusain, dont les formes sombres et la découpe élaborée dialoguent avec une importante production de reliefs en bois de récupération recouvert de marc de café. Les années 2000 sont celles d’un nouveau regard porté sur le monde, à la suite d’un retour aux sources africaines. Des allusions fréquentes à la négritude et des commentaires plus précis sur l’actualité politique française se font alors jour. Au milieu de la décennie, Télémaque fait un retour inattendu et fécond à une nouvelle et saisissante forme de picturalité. Entretien avec l’artiste.

CHRISTIAN BRIEND – Quel sens donnes-tu à ton exposition au Centre Pompidou ? 
HERVÉ TÉLÉMAQUE – C’est une consécration bien sûr (rires) ! Plus sérieusement, le Centre est quand même le plus grand musée d’art moderne de la ville et du pays où je vis et c’est important pour moi. Cette exposition découle lointainement d’une idée commune à Dominique Bozo et à moi. En devenant très vite et très jeune une sorte de vedette du pop art, je suis d’abord invité à exposer en Italie, en Angleterre, en Allemagne, au Danemark, en Suède, en Espagne. J’ai donc commencé ma carrière en Europe. Puis, j’ai décidé de me recentrer sur la France. En 1976 a lieu ma première grande rétrospective au musée d’art moderne de la ville de Paris et Dominique Bozo, alors conservateur au Palais de Tokyo et futur président du Centre Pompidou, s’est intéressé à moi à partir de ce moment. Il considérait, à tort ou à raison, que mon travail n’était pas encore à la portée du public, des collectionneurs, et a fait en sorte que mes peintures entrent régulièrement dans les musées français.

CB – Ce rapport particulier à la France reflète ta situation personnelle et renvoie à tes origines haïtiennes…
HT – Ma mère qui portait un nom français a été élevée ici. Elle se disait très haïtienne mais elle avait reçu toute son éducation en France. À Haïti j’ai vécu en français, avec une dame – ma mère qui lisait tout le temps en français. Port-au-Prince ou Paris, pour moi c’est la même chose. Être haïtien ou français n’a jamais été un problème en soi…

CB – Il y a tout de même eu la parenthèse new-yorkaise…
HT – J’ai failli devenir un peintre américain. Mon professeur Julian Levi à New York, qui était un juif polonais et qui a été un soutien formidable pour moi pendant trois ans, voulait que je devienne Américain le plus vite possible. Il m’avait dit : « Achète une télévision pour apprendre l’anglais et fais-toi naturaliser. » Je n’ai fait ni l’un ni l’autre.

CB – Aujourd’hui, a-t-on trop tendance à t’associer d’emblée à la figuration narrative ?
HT – Je suis arrivé à Paris en 1961 avec comme bagage les grands maîtres de l’expressionnisme abstrait, De Kooning, Pollock, Rothko, dont je connaissais très bien la peinture, mais cette école, proprement new-yorkaise, me paraissait insuffisante pour raconter d’où je venais et qui j’étais. C’est pourquoi je me suis surtout intéressé à l’œuvre d’Arshile Gorky qui me paraissait à la fois plus complexe et plus riche de nuances et de narration. C’est ce qui m’a amené, une fois arrivé à Paris, à m’intéresser au surréalisme. Puis, fatigué de l’académisme parisien, après celui de New York, et des petits maîtres de l’abstraction lyrique, j’ai voulu retrouver des moyens proprement narratifs. Avec mon copain Bernard Rancillac on a donc monté les expositions des « Mythologies quotidiennes » qui constituaient avant tout une tentative de réunir des forces, un groupement de forces.

CB – Quelle différence fais-tu entre le pop et la figuration narrative ? 
HT – Le pop est né d’une fatigue formaliste new-yorkaise. Il s’agissait de recharger la peinture par une certaine dose d’analyse. Roy Lichtenstein, qui vient pourtant de l’abstraction, en est un exemple parfait quand il regarde les comics et les restructure de manière apparemment figurative. Même s’il y a du récit dans certaines pièces de Rauschenberg, l’aspect narratif est évidemment beaucoup plus prononcé chez les Français. Mais la grande différence est ailleurs. À part James Rosenquist peut-être, les peintres américains, en pleine guerre du Vietnam pourtant, ne s’intéressent absolument pas à la politique, alors qu’à Paris, sur le boulevard Saint-Germain, on trouve en même temps le surréalisme finissant, le situationnisme et le communisme. À l’époque, il y a donc une richesse idéologique et culturelle puissante à Paris. Et comment faire de la peinture en ne tenant pas compte de tout ce bagage intellectuel ?

CB – De ton côté, tu y ajoutes une part autobiographique ?
HT – Je me suis servi de mon autobiographie de métis et d’Haïtien pour structurer un double langage fondé à la fois sur le politique et sur le social, autour de la question de l’identité et du racisme, mais aussi sur la sexualité qui est très importante pour un ancien analysé comme moi. À New York, j’avais suivi une psychanalyse qui a nourri les deux pôles de ma narration et dont on retrouve d’ailleurs des traces directes dans les tableaux de ma période américaine. C’est tout cela, je crois, qui fait plus ou moins mon originalité.

CB – Cette rétrospective se termine sur une splendide peinture à laquelle tu es encore en train de travailler. C’est un hommage à Gorky ? 
HT – Quand j’ai découvert la dernière peinture de Gorky, The Black Monk [Le Moine noir], 1948, celle-ci m’a profondément ému, connaissant le contexte douloureux de la fin de la vie de Gorky, son cancer, son atelier qui brûle, sa femme qui le quitte… Avec cette œuvre, qu’il brosse vraisemblablement en deux heures de temps avant de se suicider, il a fait son adieu à la peinture et j’ai eu envie de faire pour lui un moine heureux. J’ai suivi sa composition presque à la lettre, même si j’ai agrandi le format pour développer la couleur et la forme de manière encore plus libre. C’est aussi une manière de refermer la boucle et de renouer avec mes débuts américains.
Commissaire : Mnam/Cci, Cristian Briend