mardi 30 avril 2013

International JAZZ DAY. 30 April 2013



Dia Internacional do Jazz celebra mistura de povos e culturas






Unesco lembra que ritmo nasceu nos Estados Unidos, mas está presente em todas as sociedades e é apreciado no mundo todo; Istambul é a cidade sede das comemorações deste ano.


Este 30 de abril é o Dia Internacional do Jazz, criado pela Organização das Nações Unidas para Educação, Ciência e Cultura, Unesco. A cidade de Istambul, na Turquia, foi escolhida como sede das celebrações neste ano.
A diretora-geral da agência da ONU lembra que o jazz tem origem na mistura de povos e culturas da África, da Europa e do Caribe. Em mensagem, Irina Bokova cita que o ritmo musical nasceu nos Estados Unidos, mas é encontrado hoje em todas as sociedades e apreciado no mundo todo.
Luta por Dignidade
Para Bokova, é exatamente essa diversidade que faz do jazz "uma força poderosa para o diálogo e o entendimento". A chefe da Unesco destaca que o estilo musical serviu de "trilha sonora para as lutas por dignidade e direitos civis" e continua "sendo uma força para a transformação social, por contar uma história de liberdade".
Em entrevista à Rádio ONU, em Nova York, a cantora e compositora de jazz portuguesa Sara Serpa disse concordar com a afirmação.
"Há um amor pelo jazz, toda a gente conhece os músicos de jazz mais tradicionais e está atenta e também pelo fato de a música, e o jazz nesse caso, funcionar mesmo como um fator de união e colaboração entre pessoas de todos os lugares do mundo. E também promove criatividade, expressão individual e obriga as pessoas a parar, a escutar, participar, colaborar e criar."
Grande Show
O grande show do Dia Internacional do Jazz, em Istambul, terá a participação do pianista Herbie Hancock, embaixador da Unesco para a data. O evento será transmitido ao vivo pelo site da Unesco, a partir das 9 da noite, pelo horário da Turquia.
Segundo Irina Bokova, também vão acontecer aulas, concertos, oficinas e debates sobre o jazz em várias outras cidades, como Beirute, Pequim, Dacar e Rio de Janeiro.







              Journée internationale du Jazz : la Turquie à l'honneur

Forte du succès de la première célébration, l’Unesco, en partenariat avec le Thelonious Monk Institute of Jazz (TMIJ), parrainera la deuxième journée internationale du Jazz, le 30 avril 2013. Cette Journée est destinée à sensibiliser la communauté internationale aux vertus du jazz comme outil éducatif, et comme vecteur de paix, d’unité, de dialogue et de coopération renforcée entre les peuples.
L’année 2013 marquera le début de la décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, sur le thème  «reconnaissance, justice et développement pour les personnes d'ascendance africaine», autre temps fort que l’ONU soutiendra. L’Afrique, où le jazz trouve ses origines, sera donc doublement à l’honneur cette année.
Istanbul sera la ville hôte officielle de l’édition 2013. La Turquie se caractérise par une tradition séculaire du jazz. Munir Ertegun, le premier ambassadeur de la République de Turquie à Washington dans les années 1930, a ouvert les salons de son ambassade à des musiciens de jazz afro-américains, qui s’y réunissaient afin de jouer de la musique en toute liberté dans un contexte socio-historique fortement marqué par la ségrégation raciale sévissant à  l’époque. Inspirés par cet héritage, les fils de l’ambassadeur, Ahmet et Nesuhi, ont continué dans ce sens  en créant le premier label de jazz et de gospel aux États-Unis en 1947 – Atlantic Records – qui a joué un rôle décisif dans la diffusion de la beauté de la musique jazz à travers le monde.   
En Avril 2012, Herbie Hancock, Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO et le Thelonious Monk Institue of Jazz ont piloté et organisé les évènements partout dans le monde. Les légendes du jazz se sont réunies lors d’évènements phares organisés au siège de l’UNESCO à Paris, au siège des Nations Unies à New-York, ainsi qu’à Congo Square, jardin emblématique à la Nouvelle-Orléans. D’Alger à Buenos Aires, de Kuala Lumpur à Varsovie, de Lomé à Santo Domingo, plus d’une centaine de pays ont célébré cette journée.
A la suite de  la Conférence générale de l’UNESCO en novembre 2011, le 30 avril fut décrétée Journée internationale du Jazz
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EL JAZZ SEGÚN JULIO CORTÁZAR

.....una música que permitía reconocerse y estimarse en Copenhague como en Mendoza o en Ciudad del Cabo,

.... el jazz es como un pájaro que migra o emigra o inmigra o transmigra, salta barreras, burla aduanas, algo que corre y se difunde y esta noche en Viena está cantando Ella Fitzgerald mientras en París Kenny Clarke inaugura una cave y en Perpignan brincan los dedos de Oscar Peterson, y Satchmo por todas partes con el don de la ubicuidad que le ha prestado el Señor [...] algo absolutamente indiferente a los ritos nacionales, a las tradiciones inviolables, al idioma y al folclore: una nube sin fronteras… 






              Main Jazz Day Events hosted by Turkey in Istanbul

Spurred by the success of the first celebration, UNESCO, in partnership with the Thelonious Monk Institute of Jazz (TMIJ) will be organizing the second International Jazz Day on April 30th, 2013. This day is destined to raise awareness in the international community regarding jazz’s virtues as an educational tool, as a vehicle for peace, unity, dialogue, and for enhanced cooperation between peoples. 
The year 2013 marks the beginning of the International Decade for People of African Descent, consecrated to the theme, “Recognition, justice and development for people of African heritage.” This constitutes yet another highlight of the event that the United Nations will surely support. Africa, whence jazz draws its origins, will thus be doubly honoured this year.
Istanbul is the official host city for 2013. Turkey has an age-old tradition of jazz.  Munir Ertegun, Turkish Republic’s first ambassador to Washington in the 1930s, opened his embassy’s parlors to African American jazz musicians, who gathered there to play freely in a socio-historical context which was deeply divided by racial segregation at the time. Inspired by this legacy, the ambassador’s sons, Ahmet and Nesuhi, went on to establish the United States’ first jazz and gospel label in 1947 - Atlantic Records - which was seminal in spreading the beauty of jazz music around the world. 
In April 2012, UNESCO Goodwill Ambassador Herbie Hancock and TMIJ spearheaded and organized the historical events which took place around the world where  jazz legends gathered together for key events at UNESCO’s Headquarters in Paris, at the United Nations’ Headquarters in New York, as well as at the emblematic Congo Square in New Orleans. From Algiers to Buenos Aires, from Kuala Lumpur to Warsaw, from Lomé to Santo Domingo, more than a hundred countries celebrated this day.
After the UNESCO General Conference in November 2011, April 30th was declared International Jazz Day.
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lundi 29 avril 2013

Hommage à Mimi Barthélémy 1939 - 2013






La disparition de la conteuse Mimi Barthélémy
3 mai 1939 - 27 avril 2013




Mimi Barthélémy, conteuse, chanteuse et auteure, est née à Port-au-Prince le 3 mai de 1939. Infatigable voyageuse, elle a parcouru le monde : elle a fait de longs séjours en Amérique du Sud, au Sri Lanka, au Maghreb puis s’est installée à Paris où elle a entrepris un long travail sur la voix, grâce auquel elle a trouvé accès à l’expression de sa mémoire. 
Mélant conte et chant, Mimi Barthélémy tisse ses spectacles en deux langues, français et créole haïtien, dans le souci de transmettre ce qu’elle a reçu en partage et d’en être le témoin à part entière au sein de la francophonie.
Elle conte seule, ou accompagnée de ses musiciens Serge Tamas et Manuel Mario Anoyvega Mora, et aime à allier ses talents à d’autres expressions artistiques pour mettre en scène sa voix en s’approchant au plus près de notre émotion, comme dans « Caribana » et « Une très belle mort », en collaboration avec Élodie Barthélemy, plasticienne.
La conteuse a obtenu plusieurs prix pour son travail artistique, dont le Becker d’Or en 1989 et le prix Arletty de l’Universalité de la langue française en 1992. Elle a reçu le grade de chevalier de l’ordre national du mérite en 2000, et en 2001 celui d’officier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Elle a publié de nombreux ouvrages jeunesse en France, en Haïti et au Canada, et dirige la collection « Les Petites Histoires du monde » aux éditions Vents d’ailleurs.








Mimi Barthélémy n'est plus. La conteuse franco haïtienne , qui jouait il y a quelques jour "Le Code Noir et ses musiques" à Vincennes s'est éteinte à 74 ans, après un accident cardio-vasculaire.

Personnage d’une rare générosité, Mimi Barthélémy aura consacré toute sa créativité, son humour et son énergie à enrichir le monde merveilleux, indispensable à l’épanouissement des enfants, et s’est imposée, au fil du temps, comme la gardienne du patrimoine de la société traditionnelle haïtienne, maintes fois menacée dans sa fécondité par les artifices de la civilisation postmoderne.




 Le départ de Mimi Barthélémy laissera à coup sûr un vide important dans le milieu théâtral haïtien. - MM

Je tiens ici à exprimer toute la gratitude de la République face à la grande contribution de cette dame de culture. - MM


http://www.mimibarthelemy.com/bio/













dimanche 28 avril 2013

Aracy de Carvalho, heroína do Brasil




Conhecida como o “anjo de Hamburgo”, ela “arriscou a pele ajudando na emissão de vistos para judeus na Alemanha de 1940, salvado dezenas deles do extermínio”












Janete Capiberibe*


Nas últimas três décadas o Brasil vem resgatando algumas heroínas que estavam relegadas ao esquecimento. A primeira delas foi Olga Benário, cuja biografia escrita por Fernando Morais trouxe à tona a dirigente comunista alemã casada com Luís Carlos Prestes. Presa pela polícia política de Filinto Müller em 1936, ela foi deportada pelo governo brasileiro, grávida, para a Alemanha nazista, onde morreu em 1942 no campo de extermínio de Bemberg. Depois seria a vez de Iara Iavelberg, guerrilheira e companheira de Carlos Lamarca, morta pela repressão em 1971 no sertão da Bahia. E, anos atrás, começou a ser resgatado o papel de Aracy de Carvalho Guimarães Rosa, mulher do escritor Guimarães Rosa. Ela arriscou a pele ajudando na emissão de vistos para judeus na Alemanha de 1940, salvado dezenas deles do extermínio. Aracy morreu em março de 2011 em São Paulo, pouco depois de completar 102 anos.
Assim como a jornalista Martha Gellhorn, casada com o escritor Ernest Hemingway, Aracy não seria um pé de página na biografia do marido famoso. Nascida em Rio Negro (PR), filha de pai brasileiro e mãe alemã, Aracy Moebius foi desde cedo uma mulher à frente de seu tempo. Numa época em que o preconceito contra a mulher era muito mais forte do que hoje, ela se separou do primeiro marido em 1934 e foi morar na Alemanha com o filho. Fluente em alemão, inglês e francês, conseguiu emprego no consulado brasileiro em Hamburgo. Chocada com a perseguição aos judeus promovida pelo nazismo depois da “Noite dos Cristais” (1938), Aracy ignorou a Circular Secreta nº 1.127, que proibia a entrada de “hebreus” no Brasil. Com discrição, colocava vistos de judeus sem o infame “J” no passaporte entre os papéis a serem assinados pelo cônsul-geral.
Ela também transportava clandestinamente judeus no carro da embaixada, chegando inclusive a bater boca com oficiais da temida Gestapo. Nomeado cônsul-geral em Hamburgo em 1938, o escritor João Guimarães Rosa teve pleno conhecimento da transgressão de Aracy e lhe deu total apoio. Eles se casariam em 1940 e viveriam sob os bombardeios que a Royal Air Force (RAF) despejou na cidade naquele ano. Em 1942, quando o Brasil rompeu relações diplomáticas com a Alemanha, Guimarães Rosa e Aracy foram confinados até serem trocados por diplomatas alemães no Brasil.
Em reconhecimento à sua ação, em 1983 o nome de Aracy de Carvalho Guimarães Rosa foi incluído entre as quase 22 mil pessoas homenageadas no Jardim dos Justos, no Yad Vashem(Museu do Holocausto), em Jerusalém. É um tributo que Israel presta aos não-judeus que ajudaram os judeus a escapar do holocausto. Apenas outro brasileiro recebeu honraria semelhante, o diplomata Luiz de Souza Dantas, que emitiu, na França, vistos para que judeus pudessem emigrar para o Brasil entre 1940 e 1942.
A solidariedade do casal Guimarães Rosa não se limitou à época do nazismo. Em 1964, eles deram refúgio no Rio de Janeiro ao escritor Franklin de Oliveira, perseguido pelos militares que tinham derrubado João Goulart. E, em 1968, em pleno terror do AI-5, Aracy (o escritor morrera um ano antes) deu guarida ao cantor e compositor Geraldo Vandré.
Discreta, ela jamais fez publicidade de seus atos, que ficaram desconhecidos por muito tempo. Mas já está mais do que na hora de “Ara” – como era chamada por Guimarães Rosa – ser reconhecida no Brasil. Por esse motivo, apresentei à Câmara dos Deputados um projeto de lei inscrevendo no “Livro dos Heróis da Pátria” o nome de Aracy de Carvalho Guimarães Rosa. O “anjo de Hamburgo” deve ser (re) conhecido no Brasil.

* Janete Capiberibe é deputada federal (PSB-AP).

Pra não dizer que não falei de flores" ou "caminhando"
Geraldo Vandré

Uma mulher que salvou vidas






VEJA :
http://www.elfikurten.com.br/2011/01/as-veredas-de-rosa-aracy.html













Matisse s'était mis aux papiers découpés




Matisse, confidences de papier





 Pourquoi l'artiste a-t-il soudain troqué ses pinceaux contre des ciseaux ?      Réponse au Cateau-Cambrésis, sa ville natale


Par 


On a trop longtemps dit que Matisse s'était mis aux papiers découpés parce qu'il était trop vieux et trop malade pour peindre», assène Patrice Deparpe. Dans son exposition, ce brillant conservateur adjoint du Musée Matisse du Cateau-Cambrésis, la ville natale de l'artiste, tord le cou à la légende. Il donne d'autres raisons, bien plus probantes, qui expliquent quelques-unes des plus éclatantes réussites de l'artiste, telles les planches de Jazz, les vitraux de la chapelle du Rosaire à Vence ou encore les grands formats finals d'inspiration polynésienne et florale… Fort de la donation faite l'année dernière par la famille (*) de 443 formes gouachées non utilisées dans les œuvres, et qui n'avaient jamais été montrées (d'où leur surprenante fraîcheur), Deparpe détaille la genèse et l'intensification d'un processus créatif mis au point vers 1941, après l'ablation réussie d'une tumeur cancéreuse. Henri Matisse a alors 72 ans, il se sent revivre. Il ne reviendra quasiment plus à la peinture de chevalet.
Le découpage l'occupera - l'obsédera - les vingt dernières années de sa vie. Les photos de son appartement du boulevard Montparnasse, de sa villa Le Rêve à Vence ou de sa chambre à l'hôtel Régina de Nice, envahies de formes jusqu'à en submerger son lit, sont célèbres. Avec l'aide d'une assistante, il passait un temps infini à agencer ses découpes entre elles, orchestrant la manœuvre de la pointe d'une baguette, les faisant fixer contre le mur avec une aiguille de couturière lorsqu'il jugeait la disposition bonne.
L'extrait d'un documentaire signé Frédéric Rossif (jamais diffusé car Matisse le trouvait mal éclairé et l'avait refusé) montre avec quelle sûreté le vieil homme utilise les ciseaux. Algues, palmes, oiseaux, fleurs, coraux, poissons, tantôt simples comme un cœur, tantôt complexes comme une acanthe mais toujours très précisément colorées: ces formes semblent naître toutes seules, d'une image mentale, sans hésitation.

               Le vieux fauve

«Matisse, commente Patrice Deparpe, puise allègrement dans le répertoire de ses souvenirs tahitiens, des réminiscences volontairement laissées à maturation durant seize ans. Les plongées dans les atolls, le farniente sur les plages des Tuamotu ou sur le port de Moorea se sont cristallisés à la manière du Maroc et de l'Algérie pour Delacroix. Contrastes, couleurs et lumières pures, confusion des plans, ils alimentent désormais toute l'œuvre…» Le but du vieux fauve? «Créer directement dans la couleur, avec, comme il le dit lui-même, une grande variété de sensations et un minimum de moyens, résume le conservateur. Le coup de ciseau remplace le trait de contour et le laisse libre d'ajouter de la couleur ou d'en retirer.»
La couleur est ici à comprendre comme un matériau, et les découpes comme un lexique. En révélant les «pièces» non retenues - à ne pas confondre avec les chutes dont certaines, notamment les surfaces évidées, ont également été conservées -, l'exposition donne l'épaisseur du dictionnaire matissien. Toutes ces feuilles, Canson ou simples papiers de cagettes de fruits, ont été minutieusement inventoriées.
Accrochées aux cimaises, leur succession révèle par-delà la beauté plastique de leur prolifération, de passionnantes variations. On y repère par exemple les prémices du Lanceur de couteaux, du Lagon, d'Icare ou du Cauchemar de l'éléphant blanc de la série Jazz. De même on voit comment le second «z» de Jazz évoluera jusqu'à devenir la spirale de carrés de L'Escargot, chef-d'œuvre de 1953 malheureusement resté à la Tate Gallery de Londres.
«Matisse part d'une forme et, en la composant, la modifiant, l'associant, arrive à une autre qui elle-même engendrera par ajouts un nouvel élément qui générera sa propre signification», résume le commissaire de l'exposition. Il s'est ainsi amusé à traquer les découpages similaires présents dans Coquelicots, Images à la sauvettePierre à feuFleurs et fruits ou encore dans les audacieuses chasubles noires ou roses créées par un Matisse plus modiste que jamais…
Cet amour du patron colorié le caractérise. Il vient de loin. Des paréos océaniens, des premiers essais pour plusieurs créations des années 1930 dont La Danse et le Grand Nu couché. Et encore plus profondément du ­Cateau-Cambrésis de l'enfance, quand la ville tirait gloire et richesse de sa tradition textile. On notera que les ­ciseaux qu'emploie ce descendant de tisserand sont ceux du tapissier et que de son propre aveu, il avait mis «six mois à les apprivoiser». Pour lui, ils n'étaient pas de simples outils mais des instruments. Ainsi l'exposition résonne comme un juste retour des choses: Matisse, c'est de la très haute couture.
• «Matisse, la couleur découpée», jusqu'au 9 juin au Musée départemental Matisse, Palais Fénelon, Le Cateau-Cambrésis (59). Tél.: 03 59 73 38 00. museematisse.cg59.fr. Catalogue Somogy, 224 p., 35 €.
(*) Le Musée Matisse de Nice a bénéficié d'une donation équivalente à celle du Cateau-Cambrésis et la ville organise du 21 juin au 23 septembre huit expositions simultanées en hommage à l'artiste.









27 AVRIL - Journée internationale du design graphique - ICOGRADA




Et si la mer était un " design " graphique ?


video

"Et si la mer était un " design " graphique ? Vidéo. Francisco Rivero 





" Aux dépens des autres " Projet pour une couverture de livre. Francisco Rivero













Tous les RÊVES sont POSIBLE







Garde l'esprit ouvert.
A voir la tête sur les épaules.










samedi 27 avril 2013

Mãe Stella de Oxóssi na Academia de Letras da Bahia. Brasil







Mãe Stella de Oxóssi 



A escolha de Mãe Stella de Oxóssi como membro da Academia de Letras da Bahia legitima a importância da literatura baseada nos saberes tradicionais, produzidos pelos negros e negras deste País. As raízes, tradições, crenças dos afro brasileiros recebem, mais um reconhecimento,  no momento em que Mãe Stella é escolhida para representá-los. A atitude pioneira de eleger uma mulher, negra, yalorixá para a Academia, reflete a resistência dos negros no campo das letras, ao ponto que Mãe Stella herda o espaço um dia ocupado pelo saudoso professor e historiador Ubiratan Castro, que entre 2003 e 2007, emprestou à Fundação Cultural Palmares sua sabedoria para a promoção da arte e da cultura afro brasileira.
A FCP entende que a cadeira 33 é uma privilegiada. Teve a honra de ser ocupada pelo brilhante professor Ubiratan e agora acolhe Mãe Stella de Oxóssi. É um grande ganho para Academia de Letras da Bahia que dá continuidade a caminhada de reconhecimentos, abrindo espaço para os muitos Ubiratans e Stellas que compõem a gente negra brasileira.
Okê Arô, a benção Mãe Stella!
Hilton Cobra



Havane : Le Musée National des Beaux-arts fête son centenaire




28 avril 1913 - 28 avril 2013





Rene Portocarrero 



Cette année, le Musée National des Beaux-arts fête son centenaire. Depuis qu’il a commencé un itinéraire aléatoire en 1913 à travers plusieurs endroits dans la ville de La Havane (la plupart d´entre eux dans des conditions difficiles pour héberger les premières œuvres) jusque à ce qu’il arrive dans les deux actuels édifice proches du Parc Central – l’ancien cœur de La Havane – où il propose les œuvres de sa collection permanente (comptant l’important chiffre de plus de 45 000 pièces grâce à la générosité de nombreuses institutions religieuses, culturelles, collectionneurs privés, artistes et les institutions de l´Etat cubain) et des exposition transitoires afin de profiter de certains secteurs de l´art universel et d’un important parcours dans l’art cubain.







Pogolotti


Carlos Enrique


Le Musée, fondé le 28 avril 1913 par un Décret Présidentiel de la République de Cuba, a pour mission de collectionner les « reliques de valeur historique » - principalement celles des guerres d´indépendance - et « de contribuer à fortifier le culte à nos héros et les profonds sentiments patriotiques » afin qu’il soit « analogue à ceux existants l´étranger ». D’innombrables institutions et diverses personnalités de la société havanaise ont fait don des dizaines d´ œuvres pour contribuer à la création du très attendu Musée National. Entre 1913 et 1954, le Musée a occupé successivement trois sièges, dont aucun n’était vraiment adéquat. Son premier directeur fut l´architecte Emilio Heredia pour un temps très court (quelques mois) puis le peintre Antonio Rodríguez Morey, qui a occupé ce poste jusque ´au début des années 1960.

Sa projection initiale était polyvalente car elle a réuni des œuvres, des objets et des documents d´histoire, d’archéologie, d’ethnographie, des arts décoratifs et des arts plastiques, qui étaient concentrés dans ces sièges antécédents et le nouveau qu’a eu le Musée à partir de 1954, situé dans une des zones densément peuplée et urbanisée à la limite du centre historique de La Havane et de sa zone moderne. En 1967, le Gouvernement Révolutionnaire a décidé de créer d´autres musées dans la capitale afin d´accueillir tout étant pas les arts plastiques et ainsi réduire la charge de la nouvelle institution et comme une réussite de plus, formaliser l´un des projets plus ambitieux proposé par sa nouvelle politique : la création des salles exclusives de l’art cubain. Avec le temps celles-ci se sont consolidées sur la base d´une représentation chronologique, des moments, des écoles et des périodes en deux groupes : l´art colonial et le changement de siècle et l´art moderne et contemporain.

Les collections étrangères ont été regroupées sous les rubriques de l´Antiquité et de la peinture européenne (du XVe au XIXe siècle), d´une part ; l’art américain avec les sections des États-Unis et d’Amérique Latine et l´art asiatique (en particulier la collection des estampes Ukiyo-e) ce qui a non seulement impliqué un remodelage général du musée mais aussi physique, c´est-à-dire de construction. Vers la fin du XXe siècle, la direction de l´Etat cubain décide de lui donner un siège additionnel pour satisfaire enfin  l´arrangement et l’exhibition de cette vaste et croissante collection d’œuvres. Le nouveau siège est l´élégant édifice de l’ancien Centre Asturien de La Havane, situé également dans les environs du Parc Central, où se développait une bonne partie de la vie de la Havane dans la première moitié du XXe siècle. Ainsi, les collections ont été regroupées définitivement dans ces deux édifices : un entièrement dédié à l´Art Cubain (construit en 1954) et l´autre (l´ancien Centre Asturien) dédié à l´Art Universel (c´est-à-dire provenant d´autres régions du monde).




Wifredo Lam y Castilla 



Dès les années 1960, le Musée est devenu l´institution par excellence pour accueillir les grands événements des arts plastiques et d´autres expressions de la culture grâce à ses grands espaces et ses facilités matérielles. De nombreux Salons Nationaux de peinture, de dessin, de gravure, de photographie, de sculpture ont eu lieu dans les vastes salles du Musée, dans son patio central verdoyant et même sur les trottoirs entourant l’édifice, ainsi que des expositions anthologiques et rétrospectives des plus illustres artistes cubains et étrangers de tous les temps. La disposition du Musée pour exposer les œuvres des jeunes artistes cubains mérite une mention spéciale depuis les années 1970 dans des salles préparées spécialement à cet effet, réaffirmant sa volonté quant à la promotion de l´art contemporain dans notre pays et qui l’a conduit à une sorte de « double vie », car dans la pratique actuelle, cette institution combine et intègre dans son programme de développement le meilleur des beaux-arts (depuis l´Antiquité jusqu’au XIXe siècle), la modernité (XXe siècle) et le contemporain (depuis les années 1960 jusqu’à nos jours) sans contradictions dans son esprit et sa vocation de contribuer à une plus grande et plus complexe formation du public.

Il suffit de rappeler le célèbre « Salon 70 » avec toutes les expressions de visualisé à Cuba, les expositions « 1000 affiches cubaines du cinéma », « Les artistes populaires de Cuba », « Fait en Amérique Latine » (entièrement dédiée au meilleur de la photographie continentale), les célébrations des cinq premières Biennales de La Havane, dont la première édition, en 1984, a dépassé toutes les expectatives d´un public désireux d´observer dans un seul espace les complexes œuvres de l´art contemporain d´Amérique Latine et des Caraïbes, d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient afin d’avoir une idée de l´ampleur et de la projection de l´institution. Il y a eu lieu aussi des expos dédiées aux Cubains Carlos Enríquez, Mariano Rodríguez, René Portocarrero, Raúl Martínez, Sandú Darié, Rita Longa, Umberto Pena, Nelson Domínguez, Tomás Sánchez ou Rocío García, parmi d’autres, en plus de certaines dédiées à des artistes étrangers tels que Robert Rauschenberg ou René Burri, pour n’en citer que certains.

Aujourd´hui, le musée ne cesse de développer un intense travail dans de nombreuses sphères et manifestations de l´art. Ses salles spacieuses, idéales pour les œuvres de moyen et grand format, ont cédé un espace à d’autres plus petites, certaines situées dans les nouveaux niveaux accueillent les dessins, les illustrations, les photographies et les affiches de moindres dimensions afin de pouvoir montrer une plus grande quantité d’œuvres.

Sa plus grande attraction, à mon avis, est l’édifice dédié précisément à montrer plus de 300 ans d´art cubain, rénové à la fin du XXe siècle, où, en un peu plus de 3 heures, le visiteur reçoit une grande impression de cette puissante et diversifiée expression nationale. Depuis l’art de la colonie jus qu au contemporain, les salles de cet édifice favorisent l´observation des œuvres d´artistes significatifs étant nés ou ayant produit la majeure partie de leurs œuvres à Cuba, indispensable pour une meilleure compréhension de ces caractéristiques pouvant être considérées comme identitaires bien que la pluralité des voix, des discours et des langages expressifs provoque constamment de nombreuses questions et de nombreuses préoccupations chez le spectateur.

Les salles principales accueillent le plus transcendant dans nos expressions, la peinture. La sculpture est représentée au milieu des salles et autour du patio central, lequel nécessite une scène plus propice ainsi qu´un meilleur éclairage pour sa jouissance.

L´édifice éclectique dédié à l´Art Universel - construit en 1927 - a subi une série de transformations intérieures, surtout au niveau du mobilier, de l´éclairage et de la rénovation de l´espace, répondant à son nouvel usage et à ses nouvelles fonctions, respectant au maximum son passé pour accueillir les œuvres de l´art antique (Egypte, Grèce et Rome), de l’art oriental (Japon), des écoles européennes (Espagne, France, Flandre, Hollande, Italie, Allemagne, et où distingue surtout la très importante collection de portraits anglais) et de l’art, nord-américain et latino-américain.

Les deux édifices exemplaires sont sans aucun doute un motif de fierté pour la culture cubaine et pour toute notre société. Il est difficile de trouver une institution de cette nature ayant réussi à satisfaire un tel ensemble des nécessités spirituelles et des nouvelles fonctions, essentielles quant au développement de n’importe quelle communauté. Son dynamisme et sa présence au milieu des adversités, dans l’économique et le social, augmente sa valeur et son importance et, à la fois, consolide ses capacités comme centre des activités culturelles dans un contexte local réclamant et défiant constamment les aspirations de tout citoyen.

Le Musée National des Beaux-arts est probablement le plus important, depuis de nombreux points de vue, d’Amérique Latine et des Caraïbes. Ses collections contribuent à agrandir la mémoire de Cuba et sans son existence il serait beaucoup plus difficile de comprendre une grande partie de notre Histoire. Cette institution unique résulte donc un privilège pour notre société, pour notre région et pour le monde. Une institution jalouse de la conservation et de la restauration de cette extraordinaire collection visuelle. À cent ans de sa fondation, il nous correspond de célébrer cet important événement comme nôtre, comme quelque chose de chéri et de singulier.


















vendredi 26 avril 2013

Picasso, Braque, Léger...



L'incroyable cadeau au Met







Arts Estimé à 1 milliard de dollars,les Picasso, Gris, Braque et Léger cubistes du grand collectionneur américain sont un formidable cadeau pour le Metropolitan Museum de New York.



Avec la donation record au Metropolitan Museum de Leonard Lauder, qui comprend, parmi ses 78 chefs-d'œuvre cubistes, pas moins d'une trentaine de toiles du maître du XXe siècle, New York devient le royaume de Picasso. L'événement est historique. Il va booster la Grande Pomme. Surtout, il montre la force du système américain, qui compte sur la générosité des mécènes pour rendre au pays la richesse qui leur a permis de se hisser au sommet.
À 80 ans, Leonard Lauder, fils de Joseph et Estée Lauder, fondateurs de la multinationale de cosmétiques dont il est président émérite, entre au panthéon des grands philanthropes. Il est de la trempe d'un Paul Mellon, qui, dans la lignée de son père, offrit ses Monet, Renoir, Degas et Cézanne à la National Gallery de Washington. D'un Michael C. Rockefeller et de ses descendants. Ou, plus encore, d'un John Pierpont Morgan, financier qui créa la librairie du même nom et dont les collections furent vendues après sa mort, en 1913, pour le plus grand bonheur de Henry Clay Frick, fondateur de la Frick Collection.
Alors que Leonard Lauder était déjà un généreux mécène pour le Whitney Museum, dont il devint président en 1990, il a constitué discrètement cette collection cubiste qui est aujourd'hui considérée comme la plus importante au monde. Amassée depuis 1976, celle-ci compte notamment «33 œuvres de Pablo Picasso, 17 deGeorges Braque, 14 de Juan Gris et 14 de Fernand Léger, et un nombre inégalé de chefs-d'œuvre du cubisme», a précisé le Metropolitan Museum. Parmi les Picasso figurent notamment: Notre avenir est dans l'air (1912), Eva (1913) et Vive la France (1914-1915). Dans les Braque, on compte en particulier Coupe à fruits et verre (1912) et Le Violon datant de la même année. Lorsqu'il sera exposé pour la première fois à l'automne 2014, dans un espace du musée qui n'a pas encore été défini, le public pourra jauger l'ampleur de cet ensemble et juger s'il surpasse les accrochages cubistes de l'Hermitage à Saint-Pétersbourg ou du Centre Pompidou à Paris.
«Un dialogue entre l'art moderne et l'art ancien»
Emily Braun
Quand je lui suis venue en aide il y a vingt-six ans pour continuer sa collection, raconte sa «curator» et conseillère Emily Braun, c'était une petite révolution de s'intéresser au cubisme. Cette période était reconnue par l'histoire de l'art, mais pas par le marché de l'art, qui le considérait comme un mouvement difficile d'accès et pas très commercial. Dans les années 1970-1980, les collectionneurs de l'époque achetaient encore des impressionnistes et des post-impressionnistes. Il était difficile de trouver les bonnes pièces, mais nous avons eu le privilège d'être très sélectifs et de pouvoir dire non».
Comme le précise encore Emily Braun, diplômée du Hunter College et du Graduate Center of The City University of New York (CUNY), Leonard Lauder nourrissait depuis toujours l'envie de donner sa collection à un musée. Sans ­déchirement, sans bataille, les négociations avaient commencé avec Philippe de Montebello, qui se retira du Met en 2008 pour céder sa place à Thomas P. Campbell. «Outre le souhait de combler un manque d'œuvres cubistes dans les collections du Met, le choix de ce musée a été dicté par le fait qu'il souhaitait un dialogue entre l'art moderne et l'art ancien, et surtout l'art primitif dans lequel le cubisme a puisé ses inspirations. Mettre en perspective les Chardin, les Rembrandt, les Vélasquez avec les Picasso, les Braque et les Léger.»

                Un nouveau regard sur le cubisme

De ce fait, avec une rigueur, une intelligence et surtout un goût reconnus par tous, Leonard Lauder a donc toujours acheté le meilleur de l'offre de ce mouvement, défendu, au début du XXe siècle, par les grands marchands que sont Gertrude Stein et Daniel-Henry Kahnweiler. «Sa collection est à l'image de celle de Raoul Albert La Roche, qui donna avant sa mort en 1965 un tiers de sa collection à sa ville natale de Bâle. Une partie du noyau dur de cette collection vient de celle de l'historien de l'art et collectionneur excentrique américain Douglas Cooper, mort à Londres en 1984, à l'âge de 73 ans», explique au Figaro le courtier en art Marc Blondeau, qui, lorsqu'il était chez Sotheby's, a fait l'inventaire de la succession Cooper.«Mais, au moment de la vente en privé des huiles et œuvres sur papier de Cooper, au milieu des années 1990, précise Emily Braun, la collection de Lauder était déjà très avancée.»
Le magazine Forbes a estimé la collection cubiste de Leonard Lauder à 1,1 milliard de dollars, soit 13,5 % de sa fortune personnelle, d'un montant de 8,1 milliards. Il serait la 24e personne au monde à ainsi donner plus de 1 milliard de dollars de son vivant. «Je ne sais pas d'où sort ce chiffre, souligne David Resnicow, conseiller très proche de Leonard Lauder. Nous n'avons encore procédé à aucune estimation précise à ce jour.» «Mais ce don est par nature gratuit, sans visée spéculative, même s'il va jeter un nouveau regard sur le cubisme en revalorisant fortement sa cote et notamment les Picasso de cette période», observe le conseiller en art, ancien de chez Christie's, Thomas Seydoux.
En 1997, lors de la fameuse dispersion de Victor et Sally Ganz chez Christie's à New York, la Femme assise dans un fauteuil s'envola à 24,7 millions de dollars, soit 20 millions de plus que son estimation haute. Un record pour un ­Picasso cubiste de 1913 qui n'a pas été détrôné depuis, mais qui reste bien loin de celui de 106,4 millions de dollars pour un portrait de Marie-Thérèse de 1932! À l'époque, c'était Leonard et son frère cadet Ronald, aussi très grand collectionneur et fondateur de la Neue Galerie, à New York, qui en étaient les acquéreurs…