jeudi 2 décembre 2010

AFROCUBISM. L'Afrique et Cuba rejouent leur aventure commune

Afrocubism reprend l'idée initiale de Buena Vista Social Club, qui devait être une rencontre, autour de Ry Cooder, à La Havane, entre musiciens maliens et cubains.
"Nous devions envoyer nos passeports à Ouagadougou, au Burkina Faso, pour obtenir des visas, raconte à Londres Bassekou Kouyaté, quelques heures avant de monter sur scène, car il n'y avait pas de consulat cubain à Bamako." Les passeports se sont "égarés" en route.
Quand ils sont revenus avec le sésame, l'enregistrement était terminé. Il n'y a pas eu de voyage à La Havane, ni pour lui ni pour son compatriote Djelimady Tounkara. "Une frustration terrible", confie le guitariste, leader du Super Rail Band de Bamako, l'un des groupes fondateurs de la musique moderne mandingue.




De Cuba, le Cuarteto Patria et Eliades Ochoa, du Mali, le joueur de balafon Lassana Diabaté, le guitariste Djelimady Tounkara, Bassekou Kouyaté et ses luths ngoni, Toumani Diabaté, roi de la kora, la harpe des griots mandingues...









Afrocubism rejoue ainsi l'histoire d'une vieille amitié entre La Havane et Bamako, scellée dans les années 1960. Le premier président du Mali indépendant, Modibo Keita, qui souhaitait donner à son pays une orientation socialiste, avait envoyé une poignée de musiciens en formation à Cuba.
On a vu naître alors à La Havane un groupe d'expatriés, réunis sous le nom de Maravillas de Mali, qui jouait une fusion de musique mandingue et cubaine.






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