lundi 18 novembre 2013

Maison des Pratiques Artistiques Amateurs. Broussais dans le 14e arrondissement. Paris





LE PROJET CULTUREL

En novembre 2013, un nouvel équipement culturel ouvrira ses portes dans le 14ème arrondissement. Après Saint-Germain (75006) et Saint-Blaise (75020), l’ancienne chaufferie de l’Hôpital Paul Broussais deviendra la troisième Maison des Pratiques Artistiques Amateurs à Paris.   
Établissement culturel de la Ville de Paris, la MPAA a pour mission de développer et de valoriser les pratiques artistiques en amateur. Sur près de 700 m2, la MPAA/Broussais  sera un lieu de création, de répétitions et de diffusion des pratiques artistiques amateurs.
Les associations et compagnies amateurs pourront bénéficier d’espaces de travail adaptés et équipés pour mener à bien leurs projets artistiques. Des ateliers d’initiation et de création, animés par des artistes professionnels, accueillis en résidence, seront également organisés.

Les principaux espaces :

  • Le grand studio : avec ses 160M2 et ses 7 mètres de hauteurs sous plafond, le grand studio, dont la configuration sera entièrement modulable, permettra d’accueillir des créations d’envergure, dans des domaines artistiques variés : cirque, arts de la rue, théâtre, arts numériques… Disposant d’un espace scénique équipé et de gradins rétractables, le grand studio sera également une salle de spectacle, pouvant accueillir une centaine de spectateurs assis (200 debout).     
  • Le studio danse : sur près de 100M2, et avec ses 5 mètres de hauteur sous plafond, le studio pourra accueillir toues les danses.
  • L’espace multimédia : équipé d’une douzaine de postes informatiques, l’espace multimédia sera dédié à l’initiation et à la création dans le domaine des arts numériques : Musique assistée par ordinateur, vidéo, photo, graphisme…
  • L’atelier théâtre : cet atelier d’environ 60 M2, accueillera répétitions et créations dans le domaine du théâtre.
  • La galerie : la MPAA/Broussais disposera également d’un espace d’exposition de grande qualité, avec sa lumière naturelle et ses 10 mètres de hauteur sous plafond.
  • Le bar : avec sa terrasse, donnant sur le parvis et la promenade plantée nouvellement créés, le bar de la MPAA/Broussais, disposera de tous les atouts pour devenir un lieu de convivialité et de rendez vous incontournable, pour les habitants du quartier et les artistes amateurs.  

Enfin, le nouveau parvis donnant sur la rue Didot, a été conçu afin de pouvoir accueillir toutes formes de spectacle vivant. Aux beaux jours, la MPAA/Broussais en assurera la programmation.








HISTOIRE DU SITE

Lors de l’épidémie de typhoïde en 1882, les hôpitaux parisiens étant encombrés, l’Assistance Publique décide de construire un nouvel hôpital provisoire destiné à ces malades en attendant la construction d’un hôpital spécifique pour les maladies contagieuses. 
L’Assistance  Publique choisit un terrain d’une superficie de 27 000m2 qui lui appartient. C’est une place isolée, sans construction autour, excepté un bâtiment privé sur le terrain contigu. 
Il s’agit du sentier des « Mariniers » sur la plaine de Vanves, tout au long du chemin de fer de ceinture et qui est rattaché à la ville de Paris en 1860. 
Les travaux commencent  le 10 août 1883 et s’achèvent le 31 octobre suivant.  L’hôpital qui compte 232 lits, est alors prêt pour recevoir des malades mais, l’épidémie de typhoïde étant terminée, il reste vide et, jusqu’en 1886, il ne fonctionne que de façon intermittente. Pendant deux ans cet hôpital porte le nom du site où il fut bâti c’est-à-dire le sentier des « Mariniers ». l’hôpital des Mariniers doit donc en principe être démoli par le feu au terme des épidémies ». Mais pour diverses raisons, budgétaires, administratives ou même politiques et en raison des évènements de la première guerre mondiale, cet hôpital provisoire et de construction légère durera un demi-siècle. Cette construction aura coûté à l’Assistance Publique 150 000  francs. L’hôpital des Mariniers excepté de rares cas isolés ne sera plus utilisé pour l’accueil des malades typhoïdiques.  
En 1884 des services de médecine et de chirurgie sont affectés à l’hôpital. 
La dénomination « Broussais » de l’hôpital des Mariniers sera rendu officielle par un arrêté préfectoral afin d’honorer François-joseph Broussais le célèbre médecin. L’hôpital Broussais sera inauguré officiellement en février 1885 et remplace officiellement les Mariniers. 
A cette période le choléra menace Paris, l’hôpital Broussais est spécialement affecté aux cholériques. 
Quelques améliorations seront apportées dans l’établissement dans les années 1907, 1912, 1914, et 1917. En 1914, par exemple l’hôpital est doté de l’éclairage électrique. A ses escaliers extérieurs en bois est donnée une ossature en  fer. Le  coût de  l’opération  s’élève à plus de 56 000 francs.
Comme sa construction en 1884, la reconstruction de Broussais inaugure aussi la réalisation d’un programme de grands travaux, lancé en 1925, et prévu pour dix ans. Les travaux débutent en 1928 pour éviter la fermeture de l’hôpital ils seront échelonnés en six étapes. A mesure que de nouveaux pavillons s’ouvrent, les anciens sont supprimés. L’achèvement de ces travaux se fera au moment de la deuxième guerre mondiale. 

Sources documentaires : « Broussais un siècle d’histoire » 
Photos : « Archives de l’AP-HP  3FI3» 



Chaufferie intérieur - 1939


L'Hôpital Broussais en 1939

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