mercredi 18 juin 2014

Do Valongo à Favela: imaginário e periferia




A parte do Rio de Janeiro que corresponde hoje aos bairros da Saúde e da Gamboa pode ser considerada a primeira periferia do Brasil. Ao longo do tempo foi sendo transferida para a região uma série de atribuições indesejáveis para a porção da cidade considerada mais nobre. Com o aumento das atividades portuárias, o carregamento de mercadorias passou do antigo cais próximo ao Largo do Paço (atual Praça XV) para a Prainha (hoje Praça Mauá). Não somente ouro e diamantes escoados de Minas Gerais, como também a carga humana trazida da África, faziam parte desse tráfico de coisas e de gente. Já no século XVIII, o mercado de escravos se estabeleceu próximo dali, na Rua do Valongo, seguido de perto pelo Cemitério dos Pretos Novos. Os chamados “usos sujos” se multiplicavam*.  A prisão do Aljube foi instalada em 1733, perto do trecho onde hoje se entroncam as ruas do Acre e Leandro Martins, enquanto o Hospital da Saúde – para doenças contagiosas – tinha sua localização entre a Rua da Gamboa e o Saco do Alferes, próximo ao Cemitério dos Ingleses. Volta e meia, a Forca Pública era armada na Prainha e os condenados levados à Igreja de Santa Rita para receber as últimas consolações.
Por entre processos de marginalização e, por vezes, degradação, a região foi se transformando em lugar de pobreza, violência e morte – limite e espelho da cidade que prosperava na faixa estreita entre o Morro do Castelo e o de São Bento e cuja população abastada começava a se espalhar para as novas freguesias ao oeste e ao sul. A desigualdade entre essa e outras partes da cidade foi confirmada, no final do século XIX, pelo surgimento da primeira favela, no Morro da Providência, a poucos metros de onde antes existiu o mercado de escravos. Diante desse cenário, no início do século XX, a Saúde era o local mais temido da cidade, na perspectiva de muitos que moravam noutras partes do Rio de Janeiro. Seus “bambas”, “malandros” e “capoeiras” eram o assunto predileto das reportagens policiais. E ali, a meio caminho entre o porto e a favela, na chamada Pequena África, entre o preconceito e a resistência à dura realidade social, nasceu o samba, acalantado pelos estivadores e pelas prostitutas que frequentavam seus botequins.
Tomando essa história de exclusão como ponto de partida, a exposição Do Valongo à Favela: imaginário e periferia examina como foi sendo formado o imaginário cultural dessa periferia, por meio de sua presença na arte. A mostra cria um percurso desde as imagens antigas do lugar e das atividades ali decorridas, até a elaboração da favela como questão de interesse da arte para muito além dos limites geográficos que lhe deram origem. Hoje, as ideias de “periferia” e “periférico” são de importância vital para a arte contemporânea, colocada aqui em diálogo crítico com vestígios de um passado que vai sendo revisto e reinventado. A favela, em sua relação com a região portuária do Rio de Janeiro, tem longa história, sendo parte fundamental dos modos de memória e de vida do Brasil. Precisa de visibilidade para que o respeito, devido a todos, alcance também os que foram sempre excluídos e postos à margem.
Rafael Cardoso e Clarissa Diniz, curadores
*O termo “uso sujo” foi inaugurado pela urbanista e historiadora Nina Maria de Carvalho E. Rabha, nos anos 1980, para descrever as funções indispensáveis ao funcionamento da cidade, mas que maculam sua imagem simbólica.
Núcleos significativos
Do Valongo à Favela: imaginário e periferia ocupa integralmente o terceiro andar do MAR, reunindo ampla seleção de imagens e obras divididas em oito núcleos significativos:
Praia Formosa
Rua do Valongo
Pequena África
O Bairro Rubro 
Praça Mauá
Problema Social
Fato Estético
Periferia é periferia












































dimanche 15 juin 2014

Avec Pharrell Williams,Car l'œuvre d'art, c'est lui.





Star de la planète musique, il est l'argument et le seul intérêt de l'exposition montée à la galerie Perrotin comme une grosse production hollywoodienne. À prendre comme un clip en 48 temps.


Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, assurait Alphonse de Lamartine. Assez loin du romantisme, il y a la communication, le marketing, le business. C'est cette belle trilogie qui est à l'œuvre dans ce «G I R L», exposition officiellement attribuée au commissariat de Pharrell Williams à la Galerie Perrotin. Comme dans Singing in the Rain, le film culte de Stanley Donen en 1952, tout ce que l'on voit à l'écran n'est pas toujours le fait des jeunes premiers, si photogéniques et séduisants soient-ils. Cette exposition réunissant 48 œuvres, souvent bien connues des fidèles de la Galerie Perrotin en particulier et du marché de l'art en général, a ce charme hybride et pro des grosses machines de guerre.
Formidable coup médiatique, la venue «in the flesh» de la star de la planète musique, à Paris, pour inaugurer de sa virtuelle personne la Salle de Bal, nouvel espace de la galerie Perrotin dans ce Marais si bourgeoisement arty. Comme de juste! Car l'œuvre d'art, c'est lui, ce lutin au profil égyptien, ce vieux pro de la musique au charme adolescent, ce «wonderboy» qui brille de tous les feux du succès, de Get Lucky, le standard de l'année 2013 desDaft Punk, à Happy , refrain dansant génialement mis en clip de 24 heures par les vidéastes parisiens de We Are From LA. Sa venue, orchestrée comme une montée des marches à Cannes, avec ce qu'il faut d'attente, de bousculade, de déclarations inoffensives et de sourires ravageurs, a créé l'événement, lundi 26 mai. Emeutes et ravissement, de la conférence de presse du matin au «concert surprise» du soir dans la cour de l'Hôtel particulier, transformée en petite scène californienne in situ.

Du chant à l'art

Y a-t-il un Olympe où les dieux passent sans faiblir d'un domaine à l'autre, du chant à l'art, de la performance devant les caméras au monde plus introverti de la création plastique, intuitive, référencée et au final sévère? La question s'était déjà posée l'an dernier avec l'exposition de BHLsur art et philosophie à la Fondation Maeght. Le principe du non-initié, intéressant, promet fraîcheur et enthousiasme, soit un renouvellement du genre. La réalisation est plus risquée. Et l'accrochage des idées audacieuses de BHL avait créé des télescopages d'artistes redoutables pour l'œil. Et un record de visiteurs à la Fondation Maeght.
Avec Pharrell Williams, le ton «100 % glam» est donné. Personne n'a oublié son monstre aux crocs multicolores et au portable endiamanté, concocté avec Murakami il y a quelques siècles. Logiquement, cette alliance qui va au-delà du kitsch est ce qui marche mieux dans cette exposition au pouvoir de fascination de la Memorabilia. Pharrell qui étreint sa femme Helen sur fond de pâquerettes Murakami, pourquoi pas? Pharrell qui orne le canapé de Rob Pruitt comme un roitelet africain sur un tissu hollandais, pourquoi pas? Pharrell qui se statufie et scintille, grâce à Daniel Arsham, pourquoi pas? Le culte de la personnalité a donné bien des bustes de Jules César et autres Marc Antoine.
Ce sont plutôt les autres artistes qui font figuration. Même si les perles vertes d'Othoniel ont gardé leur impact de merveilleux. Au final, qu'importe. Le débat est ailleurs.
«G I R L», Galerie Perrotin, 60, rue de Turenne (IIIe). Tél.: 01 42 16 79 79. Horaires: du mar. au sam., de 11 h à 19 h. Jusqu'au 25 juin.


Pharrell Williams - Happy (2PM)




vendredi 13 juin 2014

INDIENS DES PLAINES



Rassemblant 132 objets et œuvres d’art, l'exposition offre une vision sans précédent de la splendeur et de la continuité des traditions esthétiques des populations amérindiennes du 16ème au 20ème siècle.
En 1699, se tient la première exposition de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture au Louvre. Presque simultanément, un artiste anonyme inoka (Illinois) de la haute vallée du Mississippi, à l’est des Grandes Plaines, crée une robe peinte magnifique. Acquise par des voyageurs français qui se trouvent alors dans la région, rapportée en Europe, elle fait aujourd’hui partie de la collection du musée du quai Branly. Elle est présentée dans l’exposition, qui célèbre la créativité de 135 artistes des Grandes Plaines d’Amérique du Nord, connus ou anonymes, de la période antérieure aux premiers contacts avec les Européens – au début du 16e siècle – jusqu’à nos jours.
Dans le contexte de bouleversements culturels fondamentaux, les artistes des Plaines n’ont jamais cessé de créer des œuvres remarquables par leur inventivité et leur qualité technique. Elles témoignent d’une relation profonde et dynamique avec la terre et le ciel, le monde naturel et l’univers spirituel. Elles transcendent les frontières culturelles et frappent par leur beauté, leur mystère et leur expressivité.
L’art des Plaines s’est nourri d’un cadre géographique exceptionnel par sa splendeur et sa rigueur. Longtemps considérées comme le grand désert américain, ces vastes plaines de l’Ouest s’étendent des provinces canadiennes de la Saskatchewan jusqu’au Texas, et du bassin du Mississippi jusqu’aux Montagnes Rocheuses.
La culture des Plaines a regroupé des peuples d’origines diverses : semi-nomades vivant dans des tipis, et sédentaires pratiquant la chasse, la pèche et l’agriculture. Après l’introduction du cheval par les Espagnols, le nomadisme s’est généralisé. Du 18e siècle jusqu’aux années 1870, cette légendaire culture s’est épanouie, identifiée à ses cavaliers chasseurs de bison, archétypes de l’Indien, dont la silhouette intemporelle habite la mémoire du monde.











































jeudi 12 juin 2014

L’oeil et le coeur. Henri Cartier-Bresson



Expositions
12 février 2014 - 9 juin 2014
de 11h00 à 23h00
Galerie 2 - Centre Pompidou, Paris

« Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur » disait Henri Cartier-Bresson.

De la fin des années 1920 à l’orée du 21e siècle, le photographe s'est évertué à respecter ce principe de vie et de vue. Depuis que Cartier-Bresson a commencé à exposer et à publier ses images, certains ont tenté de circonscrire ce qui faisait l'unité de ce principe. Son génie de la composition, son intelligence des situations ou sa dextérité à les saisir au bon moment, se sont dès lors le plus souvent trouvés résumés dans la notion d'« instant décisif ».

Dix ans après la disparition du photographe en 2004, maintenant que les milliers de tirages qu'il a laissés à la postérité ont été soigneusement réunis et classés par la fondation qui porte son nom, tandis que ses archives de notes, de lettres et de publications sont désormais accessibles aux chercheurs, il apparaît clairement que l'instant décisif, s'il permet de qualifier certaines de ses images les plus connues, est trop restrictif pour appréhender l'oeuvre dans son ensemble. À rebours d’une vision unificatrice et simplificatrice, la rétrospective du Centre Pompidou se propose de montrer la richesse du parcours du photographe, ses réorientations successives et ses différents moments de développement. Elle a pour ambition de montrer qu’il n’y a pas eu un seul, mais bien plusieurs Cartier-Bresson.

Si les plus grandes icônes du photographe sont évidemment présentées, il s'agissait aussi, afin de bien rendre compte de sa diversité, de prendre en considération des images moins connues, de réévaluer certains reportages et de faire émerger des ensembles de ses peintures, dessins, ou incursions dans le domaine du cinéma. Des tentatives qui en disent aussi beaucoup sur son rapport à l'image et, par défaut, sur ce qu'il cherchait en photographie.

La première partie de l'exposition, retraçant les années 1926 à 1935, est marquée par la fréquentation du groupe surréaliste, les débuts photographiques et les grands voyages à travers l'Europe, le Mexique et les États-Unis.
La deuxième période, qui commence en 1936, au retour des États-Unis et se clôt en 1946 avec un nouveau départ pour New York, est celle de l'engagement politique, du travail pour la presse communiste, de l’activisme antifasciste, du cinéma et de la guerre.
Enfin, le troisième temps commence avec la création de l'agence Magnum en 1947 et se termine au début des années 1970, au moment où Henri Cartier-Bresson arrête le reportage. Du surréalisme à Mai 68, en passant par le conflit espagnol, la Seconde Guerre mondiale, la décolonisation, la guerre froide et les Trente glorieuses, la rétrospective du Centre Pompidou propose, loin des mythes et des raccourcis, une nouvelle lecture de l'oeuvre du plus célèbre des photographes français.

À travers plus de cinq cents photographies, dessins, peintures, films et documents, rassemblant images célèbres et inédites, l'exposition fait l'histoire de cette oeuvre magistrale et, à travers elle, celle du 20e siècle.
Commissaire : Mnam/Cci, Clément Chéroux
Exposition réalisée avec le concours de la Fondation Henri Cartier-Bresson