mardi 21 mai 2013

Le maître portraitiste du Siècle d'or : Frans Hals



Frans Hals en prestigieuse compagnie










Régentes d'hospice ou bouffons avinés, officiers de la garde civile posant l'air sévère ou, au contraire, arborant les joues roses d'un banquet en cours: aussi bien austères qu'épicuriens les Hollandais de Frans Hals (1582-1666) dégagent une vitalité et une vérité que seulRembrandt surpasse. Voilà d'ailleurs, dans son musée de Haarlem qui célèbre cette année son centenaire, le maître portraitiste du Siècle d'or, qu'admirèrent Van Gogh et Manet, confronté à ses contemporains ainsi qu'à ses aînés, nordiques et vénitiens.
Du moins partiellement. Car les prêts, bien qu'insignes, sont loin de suffire à un exercice de cette ambition. On appréciera toutefois dans la première salle Enfant avec des chiens, de Titien (Musée Boijmans Van Beuningen de Rotterdam), et Moïse sauvé des eaux, de Tintoret (Prado, Madrid). Ils rappellent que Karel van Mander, le maître de Hals, aimait la sprezzatura - cet effet de naturel proche de la nonchalance mais qui cache en réalité un art consommé. Le brio rapide du Haarlemois découlerait-il de celui des coloristes de la cité des Doges? Cela reste à démontrer plus précisément.

              Un pinceau vangoghien

De même la confrontation avec Rembrandt n'est pas vraiment détaillée. À quel point ces deux-là se sont-ils regardés? Il ne suffit pas de rapprocher l'exquis Enfant riant de Hals et le célèbre Rieur(Mauritshuis, La Haye) de Rembrandt, pour le dire. Tout au plus remarque-t-on dans un des visages du Groupe des régentes de l'hospice de vieillards, de Hals, un pinceau aussi turbulent, presque vangoghien, que celui laissé trois ans plus tôt par le génial leydois de Jodenbreestraat dans son Portrait de Margaretha de Geer (National Gallery, Londres).
Avant cela, on sera passé devant une joyeuse fanfare. Celle constituée par le Joueur de luth de Hals, par celui moins malicieux du caravagesque d'Utrecht Dirk van Baburen et de deux joueurs de cornemuse: le burlesque autoportrait du Flamand Jacob Jordaens (Fondation Roi Baudoin, Rubenshuis, Anvers) et le délicat portrait en musicien deFrancois Langlois (Barber Institute of Fine Arts, Birmingham) par l'Anversois émigré à la cour du roi d'Angleterre, Antoine van Dyck.
Cette réunion égale en beauté celle de portraits de nobles ou de grands bourgeois, exécutés par Rubens, van Dyck et, bien sûr, par Hals. Ici, ce dernier fait jeu égal dans la lumière, les étoffes noires à la mode espagnole et les visages fiers de puissants cadrés debout derrière leur fauteuil de cuir gaufré d'or.
Enfin, il triomphe, dans la salle principale, avec ses cinq grands portraits de milices civiles, chefs-d'œuvre du musée. Pour trouver mieux, il n'y a que Rembrandt et La Ronde de nuit, la Joconde du Rijksmuseum d'Amsterdam.
Jusqu'au 28 juillet au Frans Hals Museum, Haarlem (Pays-Bas). Catalogue en néerlandais et anglais aux éditions Nai010, 160 p., 25 €. Tél.: 00 31 [0] 23 511 57 75. www.franshalsmuseum.nl





samedi 18 mai 2013

Vitalité & Spiritualité. Nouvelle Création.




Tout effet a une cause tout effet intelligent a une cause intelligent, la puissance de la cause est en raison de la grandeur de l'effet.

Alain Kardek (1804-1869) 







" Vitalité & Spiritualité " T.Mixte, Toile. 69 x 87.5 cm Francisco Rivero.












lundi 13 mai 2013

Sulkary. Ballet de Eduardo Rivero




Uma dança do començo do mundo : o medo, o desconhecido, o amor, o perigo, o combate, o triunfo, a intimidade dos deuses. Uma dança de encantamento e coragem, o homem contra as ignotas forças, em luta e vitoria.





Isidro Rolando



Eduardo Rivero e Luz Maria Collazo



" Sulkary " Ballet de Eduardo Rivero . Conjunto de Danza Moderna de Cuba















dimanche 12 mai 2013

" Le magicien de la vie " Nouvelle Création.


Un supporte pour la magie de la création


La place que prend l’intention dans le processus créatif.
Les métamorphoses également prendre position sur le rapport entre matérialité et intention.






" Le cahier catalogue de un autre regard sur l'objet "  Vidéo. T.mixte, tinte de terre. Francisco Rivero 2013 Paris - Rio de Janeiro.



" Le cahier catalogue de un autre regard sur l'objet " T.mixte, tinte de terre. Francisco Rivero 2013 Paris - Rio de Janeiro.















samedi 11 mai 2013

VIRAMUNDO. Le chantre de la créolisation.






DE PIERRE-YVES BORGEAUD


J'aimais déjà beaucoup Gilberto Gil pour sa musique, maintenant c'est aussi l'homme que j'aime et admire profondément. Merci au producteur de Pierre-Yves Borgeaud de l'avoir convaincu de repartir pour un voyage musical après leur collaboration sur Retour à Gorée (2007) où il suivait Youssou N'Dour sur la route de l'esclave (cf. [critique n°6848]) ! Gilberto Gil, qui n'est plus tout jeune, est toujours d'une incroyable vivacité, tant dans ses concerts que dans sa relation avec les gens qu'il rencontre, et notamment les enfants avec qui il développe une relation toute particulière. Sa gentillesse, sa simplicité et son enthousiasme ravissent. Mais surtout, il est un convaincu en recherche : convaincu que c'est dans la relation que l'on s'enrichit et que les nouvelles technologies sont essentielles pour les peuples du Sud pour leur permettre de communiquer, (1) mais aussi en recherche car ouvert à toute rencontre lui permettant d'approfondir cette certitude.



Les voilà donc partis une fois de plus à l'épreuve du monde. Cela commence par l'origine : la fête des enfants de Gandhi à Salvador de Bahia, dont Gilberto Gil est issu et se réclame. Puis, ce sera la quête des traces de ce que les peuples du Sud partagent auprès des Aborigènes d'Australie, peuple d'origine par excellence mais aussi durement colonisés. Le passage par l'Afrique du Sud rappelle le partage d'origine africaine en tant que descendant d'esclave et les échanges avec les Indiens d'Amazonie ramène à la question de la préservation et la valorisation de la diversité. A chaque fois, la musique est centrale, à la fois outil de mémoire, concentré culturel, moyen d'expression et force unificatrice.

Ce voyage musical n'a donc que quatre étapes : elles laissent le temps de la rencontre et de l'écoute, de la découverte et du partage. Cette dimension temporelle, servie par une caméra présente mais discrète et un montage sans nervosité, est essentielle dans le film et fonde pour le spectateur la possibilité de connecter, non seulement avec Gilberto Gil mais aussi avec les musiciens qui le reçoivent. C'est ainsi que s'impose ce que résume très simplement un des protagonistes en parlant de l'ubuntu : on n'existe que par les autres.

S'allier et se confronter entre gens différents, voilà le credo du musicien : il jouera à Johannesburg avec l'orchestre Miagi qui recompose l'arc en ciel sud-africain voulu par Mandela. Cela suppose de "sortir du discours manichéen qui a caractérisé les luttes du passé", dit-il en début de film à propos du racisme. Le film montre que cela suppose simplement de sortir du pur discours, de laisser dominer l'écoute et l'émotion qu'autorise la musique. Ce n'est pas la musique en soi qui porte un discours, mais sa pratique ensemble, dans l'affirmation de soi, les échanges et les ruptures normatives que fonde cette pratique. Au terme de ce partage, la solidarité s'impose. C'est à elle qu'ouvre ce beau film.
Olivier Barlet

1. Lorsqu'il était ministre de la Culture du président Lula, Gilberto Gil avait non seulement développé des Maisons de la culture, partie du projet Refavela, une cinquantaine d'équipements culturels au sein des favelas, mais aussi les "Points de culture", reconnaissance d'initiatives portées par des militants au sein des quartiers, repérées par le ministère qui soutient ces lieux en les finançant et en leur fournissant du matériel informatique et des accès à Internet. La culture numérique est ainsi valorisée comme source d'inspiration, de lien avec le monde, et donnant accès à des outils de création et de diffusion artistique facilement utilisables.

 http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=11484#












Après l’abolition de l’esclavage… l’esclavage toujours









Par Olivier Le Cour Grandmaison


Lundi 1er mars 1880. Discours du ministre de la Marine et des Colonies, l’amiral Jauréguiberry, au Sénat. « Des possessions, en nombre assez considérable, sont venues augmenter celles que nous avions déjà. (…) Dans toutes ces annexions, on s’est formellement engagé à respecter (…) les traditions de toutes ces tribus et, dans ces traditions, figure au premier rang, ce qu’on appelle l’esclavage, mais qui n’est, pour parler plus exactement, qu’une espèce de servage héréditaire. Les individus qui font partie de cette classe de la population constituent toute la domesticité, tous les ouvriers, laboureurs compris. » De « vifs applaudissements », venus de « tous les bancs » de la haute assemblée, saluent ces propos. Précieuse indication. Elle révèle une adhésion enthousiaste des sénateurs à la politique coloniale qui vient d’être défendue et à ses conséquences particulières : le maintien l’esclavage domestique.
Quant à Victor Schœlcher, qui est à l’origine de ce débat après avoir accusé le gouverneur du Sénégal de « pactiser » avec la servitude et de violer « la loi de 1848 », il reprend la parole et déclare : « je suis très décidé à ne pas me payer de cette monnaie ; s’il faut encore lutter pour l’abolition de l’esclavage (…), je lutterai aussi énergiquement que jamais.  » Courageux propos mais celui qui a tant fait pour l’émancipation des Noirs sous la Seconde République n’est pas entendu. La majorité des hommes politiques sont convaincus de la nécessité de ne rien faire pour mettre un terme à cette situation. Le respect de traditions jugées essentielles à la stabilité des colonies, la nécessité de maintenir de bonnes relations avec les « chefs indigènes » qui commercent avec « nos centres coloniaux » et possèdent de nombreux esclaves, la situation particulière des « populations blanches » qui ne peuvent se livrer aux travaux les plus durs à cause d’un « climat brûlant », ce pour quoi il faut employer des« ouvriers » noirs qui « sont tous, sans exception, des captifs », tels sont les mobiles principaux qui justifient que l’on « ferme les yeux » sur les pratiques que l’on sait.
Cette habile rhétorique permet à Jauréguiberry de se présenter comme un ministre responsable qui, fidèle aux orientations de ses prédécesseurs, prend en compte les “ dures réalités ” des colonies et les nombreux obstacles auxquels la France est confrontée. Se révèlent également la permanence d’orientations appliquées dans les territoires de l’Afrique sub-saharienne et les pratiques souvent méconnues de la Seconde République qui a décidé qu’au Sénégal les « indigènes et leurs captifs » seraient « libres » de« circuler » sans que la condition des seconds ne soit modifiée. A peine adopté, le décret du 27 avril 1848, dont l’article 7 étend pourtant l’affranchissement à tout esclave foulant le « sol » de« France », de ses « colonies » et de ses « possessions », est donc violé par le gouvernement. Sous le Second Empire, les autorités ont persévéré dans cette voie. Une circulaire du général Faidherbe du 14 novembre 1857 en atteste puisqu’on découvre que les dispositions précitées ne sont applicables qu’à « Saint-Louis, à ses faubourgs, à Gorée et à l’enceinte militaire de nos postes du fleuve. » Partout ailleurs, est-il précisé, les « indigènes »conservent le droit d’avoir des esclaves, de les vendre et d’en acheter. Lumineux. Par la voie de son représentant au Sénégal, la France autorise donc le commerce des êtres humains sur les territoires qu’elle domine.
De même sous la très glorieuse Troisième République, où la population servile est estimée à près de 2 millions de personnes en Afrique française, soit le quart de la population, selon les contemporains. Les autorités coloniales ont aussi recours à cette main-d’œuvre pour mener à bien la construction de la ligne de chemin de fer reliant le Sénégal au Niger, par exemple. Au Soudan – actuel Mali – dans les années 1890, l’armée française paient ses soldats « indigènes » en leur livrant les captifs saisis lors des combats. Quand un village est pris, note un officier, les « non-libres » faits prisonniers sont distribués aux gradés, à leurs« boys », aux hommes « de la légion étrangère », aux« tirailleurs » et aux « porteurs » en récompense de leurs bons et loyaux services. Plus généralement, ce militaire constate : « ne pouvant » supprimer l’esclavage, « nous nous sommes faits (…) marchands d’esclaves, et depuis quelques années, le captif est pour nous, comme pour les noirs, une monnaie » d’échange. Intéressante précision qui prouve que ces pratiques sont communes et bien établies. A Dakar comme à Paris, nul ne peut les ignorer. Après la Première Guerre mondiale, l’administrateur des colonies, Félix de Kersaint-Gilly, écrit : les « trois quarts des contingents fournis par l’Afrique occidentale française de 1914 à 1918 étaient composés de captifs ou d’anciens captifs », ce qui confirme l’importance de ces populations et la permanence de leur emploi par les autorités politiques et militaires métropolitaines.
Quant aux partis et aux associations de défense des droits de l’homme, soit ils se taisent, soit ils sont impuissants à peser sur l’ordre des priorités inscrites à l’agenda politique, comme on le dit aujourd’hui. « L’esclavage, en Afrique, n’est aboli que dans les déclarations ministérielles d’Europe » constate le journaliste Albert Londres avant d’ajouter : « Angleterre, France, Italie, Espagne, Belgique, Portugal envoient leurs représentants à la tribune de leur Chambre. Ils disent : “ L’esclavage est supprimé, nos lois en font foi. ” Officiellement, oui. En fait, non ! (…). Quand les nations d’Europe ont supprimé la traite (officiellement) ont-elles du même coup supprimé les esclaves ? Les esclaves sont restés où ils étaient, c’est-à-dire chez leurs acheteurs. Ils ont simplement changé de nom : de captifs de traite, ils sont devenus captifs de case (…) Les maîtres n’ont plus le droit de les vendre. Ils les échangent. Surtout, ils leur font faire des fils. L’esclave ne s’achète plus, il se reproduit. C’est la couveuse à domicile.  » Terrible constat. Quand a-t-il été établi ? En 1929.
Républicains ! Encore un effort pour vous porter à la hauteur de Victor Schœlcher que vous admirez. Reconnaissez enfin de cette autre histoire de l’esclavage trop souvent oubliée.

O. Le Cour Grandmaison. Universitaire. Dernier ouvrage paru : De l’indigénat. Anatomie d’un « monstre » juridique. Le droit colonial en Algérie et dans l’empire français, La Découverte/Zones, 2010.











O TRABALHO QUE O TRABALHO DÁ. Frei Betto




Às vezes eu e meu marido temos de jantar fora e a das Dores fica com a criança, põe para dormir, e depois assiste à TV, até retornarmos. Nunca reclamou de sair mais tarde um pouquinho. Agora vem o governo com essa história de 44 horas semanais, carteira assinada, pagamento de horas extras, Fundo de Garantia, multa de 40% para demissão sem causa justa etc.








E disse a madame: Imagina, agora minha empregada é administrada pelo governo, com essas leis absurdas! Como se nós, patrões, não tratássemos bem essas coitadas que nascem na favela, em meio à pobreza, e têm a sorte de arranjarem um emprego em nossas famílias.
A Maria das Dores, por exemplo, não tinha onde cair morta. Pai bebum, mãe lavadeira, uma penca de irmãos. A menina começou aqui em casa como babá de meu filho caçula, o George. Ensinei a ela hábitos de higiene, dei uniforme branco, deixo que leve para casa o que sobra dos jantares que meu marido oferece aos clientes.
Pagava a ela meio salário mínimo e mais o transporte. No aniversário dela e no Natal eu dou presentes. A pobre da menina se dobra em agradecimentos, tão generosa sou com ela. Ela cuida bem do George: limpa o cocô dele, dá banho, lava e passa as roupinhas dele, jamais esquece hora das mamadeiras. Leva-o todas as manhãs para tomar sol na pracinha. E nunca se queixou de, se preciso, ficar aqui em casa além da hora combinada.
Às vezes eu e meu marido temos de jantar fora e a das Dores fica com a criança, põe para dormir, e depois assiste à TV, até retornarmos. Nunca reclamou de sair mais tarde um pouquinho. Agora vem o governo com essa história de 44 horas semanais, carteira assinada, pagamento de horas extras, Fundo de Garantia, multa de 40% para demissão sem causa justa etc.
Ora isso é coisa para trabalhador, como faz meu marido lá na empresa dele. A das Dores não é trabalhadora, é empregada. Como a Fátima, nossa cozinheira. Trabalha há nove anos conosco. É separada do marido, os dois filhos são adultos, ela dorme aqui no quartinho de empregada e só volta para a família aos domingos.
Nunca reclamou dessa boa vida que damos a ela. Pelo contrário, fica agradecida por dormir em um lugar seguro, confortável, com lençóis limpos, banheiro próprio, nada daquela promiscuidade da casinha em que a família dela habita na periferia, onde moram o irmão, a cunhada e quatro filhos.
Pra que isso de direitos trabalhistas para quem está feliz da vida? Negra retinta, se tivesse nascido há dois séculos, teria com certeza sido escrava. Agora tem seu quartinho arrumado, TV, acesso livre à geladeira da família. E come da mesma comida que prepara para nós. Quando é que aí fora ela comeria camarões flambados, suflê de frutos do mar, codornas recheadas?
Não sei por que o governo se mete tanto em nossas vidas! Pensa que somos um bando de escravocratas que trata mal as empregadas? Chega de burocracia. Agora vou ter que pagar, além dos salários, impostos para manter aqui a das Dores e a Fátima. Como se na velhice elas não fossem ter aposentadoria!
Ora, a mãe da Fátima, que trabalhou 20 anos na casa do meu sogro, ao se aposentar foi morar lá na roça onde nasceu e obteve aposentadoria rural. Precisa o governo criar ainda mais burocracia para nós, patrões, que damos emprego a quem não tem instrução, casa própria, nem onde cair morto?
Outro dia eu e meu marido entramos no avião e, no assento do corredor, ao nosso lado, tinha um homem mal vestido, cara de peão de fazenda, que na hora de servirem o lanchinho perguntou se era de graça… Era.
Nas viagens de avião em rotas nacionais já não há mais aquele glamour de outrora, os comissárias de bordo servindo uísque, vinhos, pratos quentes. Hoje misturam alhos com bugalhos, e insistem em mesclar gente de classes sociais diferentes, como se todos tivessem tido os mesmos berços.
Meu Deus, aonde o Brasil vai parar desse jeito!?
* Frei Betto é escritor, autor, em parceria com Maria Stella Libanio Christo, de “Saborosa viagem pelo Brasil” (Mercuryo Jovem), entre outros livros.http://www.freibetto.org/> twitter:@freibetto.
(Brasil de Fato)