mercredi 21 novembre 2012

La sculpture: " E agrande dor o mundo "





" E agrande dor o mundo "



Qu'est-ce que la sculpture moderne?

A l'heure où la sculpture prend une place considérable dans la création contemporaine et que par le biais de commandes officielles elle s'impose dans l'environnement urbain, aucune grande exposition n'était venue en France faire le point sur la sculpture du XXe siècle et tenter d'en donner une définition actuelle. Elle vise, bien au contraire, à cerner au plus près, dans ses grandes lignes conceptuelles et stylistiques, ce qu'on pourrait appeler la sensibilité moderne, et à dégager les artistes et les oeuvres qui l'illustrent de façon exemplaire. C'est donc en fonction de recherches singulières - autant en ce qui concerne les formes et les matériaux, que les idées et concepts. Si l'on cherche néanmoins à dégager une cohérence par rapport à cette création multidimensionelle, on peut dire que le fond commun à toutes ces recherches est le glissement de sens qui caractérise tout l'art du XXe siècle, y compris la peinture : d'un art de la perception à un art de la conceptualisation. Cette conceptualisation se détermine selon deux axes : le premier qui donne des oeuvres abstraites inspirées d'idées 'culturelles' - formelles ou idéologiques - qui sont dans l'air ; le deuxième, basé sur une philosophie de la nature et une pensée mythique, qui engendre des formes biologiques ou organiques. 












" Fointaine " Marcel Duchamp (1887 - 1968)






Fontaine
(Urinoir)
1917 - 1964
Faïence blanche recouverte de glaçure céramique et de peinture
63 x 48 x 35 cm
Inscriptions :
S.D. : R.MUTT / 1917
S.D.R. : Marcel Duchamp 1964
L'original (perdu) a été réalisé à New York en 1917.
Cette réplique, exécutée d'après la photographie de l'original prise en 1917 par Alfred Stieglitz, et réalisée sous la direction de Marcel Duchamp en 1964 par la Galerie Schwarz de Milan, en constitue la 3e version.
Urinoir
Achat, 1986
Numéro d'inventaire : AM 1986-295

Extrait du catalogue Collection art moderne - La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, sous la direction de Brigitte Leal, Paris, Centre Pompidou, 2007
L’histoire de l’urinoir de Marcel Duchamp tempère quelque peu l’idée (reçue) qui en fait l’objet le plus provocateur de l’histoire de l’art du xxesiècle, le symbole même de la subversion avant-gardiste. Fontaine(cat. rais. 1, n o345 d) n’était pas destinée à heurter le goût de Monsieur Prud’homme, mais à prendre à leur propre piège des artistes qui se voulaient libéraux et tolérants. En 1917, à New York, Duchamp est membre du comité de direction de l’exposition organisée par la Society of Independant Artists, dont les règles, en ce point distinctes de celles des Salons officiels, affirment qu’il est ouvert à tous, « sans prix ni jury ». C’est pour tester cette ouverture d’esprit autoproclamée que Duchamp, sous le pseudonyme de Richard Mutt, présente son urinoir au comité d’accrochage. L’objet, évidemment, suscite polémiques et controverses, puis finit par être relégué hors des espaces d’exposition du Salon. Alfred Stieglitz l’expose alors dans sa galerie 291, où il le photographie. L’épisode de l’urinoir se doit d’être rapproché d’un autre rejet dont fut victime Duchamp, lors du Salon des Indépendants de 1912, à Paris. À la demande de ses « amis » cubistes, il avait dû lui-même décrocher son Nu descendant un escalier n o2, jugé hérétique par rapport à ce que ses pairs pensaient être la doxacubiste. Qu’une censure puisse émaner d’artistes qui se disaient d’avant-garde avait ulcéré Duchamp. En 1917, il est maître du jeu. Il orchestre le scandale, assure la publicité à « sa » Fontaine, l’inscrit dans l’histoire de l’art, reproduit la photographie de Stieglitz dans le n o2 de sa revue The Blind Man(New York, mai 1917), y commente son aventure dans l’éditorial « The Richard Mutt Case ». Piégée par l’ironie duchampienne, l’histoire fait de Fontainel’étendard de l’iconoclasme moderne.
Didier Ottinger
Références bibliographiques :
Arturo Schwarz, The Complete Works of Marcel Duchamp, Londres, Thames & Hudson, 19692 vol. (vol. I : The Text, vol. II : The Plates, Critical Catalogue raisonné, the Sources). Rééd. New York, Delano Greenidge, 2000(1 vol.). [cat. rais. 1]
Didier Ottinger, Marcel Duchamp dans les collections du Centre Pompidou-Musée national d’art moderne, cat. exp., 2 vol., Jean Clair (dir.), Paris, Musée national d’art moderne, 31 janvier-2 mai 1977, Paris, Éd. du Centre Pompidou, 2001.
Marcel Duchamp, cat. exp., 2 vol., Jean Clair (dir.), Paris, Musée national d’art moderne, 31 janvier-2 mai 1977, Paris, Éd. du Centre Pompidou, 1977











Marcel DUCHAMP, 28 Juillet 1887, 2 Octobre 1968.



Marcel DUCHAMP ici avec Jacques VILLON, Raymond DUCHAMP 1912











Cinq idées pour un nouvel enseignement de l'art







L'Orchestre des jeunes Demos, projet d'éducation musicale et orchestrale rassemblant 450 jeunes âgés de 7 à 12 ans sans pratique musicale antérieure.Crédits photo : Laure Vasconi



Claire Bommelaer


Aurélie Filippetti et Vincent Peillon présentent mercredi un plan en faveur de l'enseignement artistique, de la maternelle au bac. Cinq personnalités livrent leurs idées au Figaro.


Jean-François Zygel.
Jean-François Zygel.Crédits photo : Eric CHAUVET/CIT'images



1. Jean-François Zygel, pianiste et compositeur: «Que les politiques donnent l'exemple»

L'enjeu de l'éducation artistique et plus particulièrement musicale, c'est de faire en sorte que la jeune génération ne connaisse pas que le divertissement. Qu'elle puisse aussi écouter du Bachet du Mozart, à une époque où les valeurs matérialistes préemptent tout. La musique classique est un univers, dans lequel il faut savoir entrer. Outre les parents, il me semble que les politiques devraient s'y impliquer davantage. Ils parlent bien de sport, pourquoi pas de musique classique? Ils reçoivent les équipes de football à l'Élysée, mais pas de grands orchestres. On voit les ministres partout, mais pas à l'Opéra. Leur exemple est pourtant fondamental pour une nation.

Yves Aupetitallot.
Yves Aupetitallot. Crédits photo : DR

2. Yves Aupetitallot, directeur du Magasin, à Grenoble:  «Ne pas scolariser les visites de musée»

Des dizaines de classes viennent chaque année au centre national d'art contemporain de Grenoble, le Magasin. Les enfants constituent un public ouvert, sans préjugés et aiment en général ces sorties. Je remarque qu'elles réclament bonne volonté et énergie de notre part, tant les cultures portées par l'Éducation nationale et par le monde artistique sont différentes. Les circuits de décision sont trop compliqués, et l'idée récurrente est que la culture doit être soumise à l'Éducation. Pourtant, visites et rencontres avec des artistes ne doivent pas être trop scolaires. Il faut une part de plaisir ; sinon, à l'adolescence, les esprits se ferment durablement.

Pierre Rosenberg.
Pierre Rosenberg. Crédits photo : Louis Monier /Rue des Archives

3. Pierre Rosenberg, académicien, président du Louvre de 1994 à 2001: «Créer un Capes d'histoire de l'art»

Ce qui me frappe, c'est que le message, bien que répété depuis des décennies, n'est toujours pas passé: on n'apprend pas à voir à l'école. En Italie, l'enseignement des arts est obligatoire. Du coup, les touristes italiens sont à l'aise devant les œuvres d'art, contrairement à bien des petits Français. Lorsque j'étais au Louvre, je le voyais tous les jours. Aujourd'hui, l'enjeu n'est pas de développer la créativité des enfants, ni même leurs talents. Il faut leur donner un langage, de manière à leur laisser la possibilité de regarder autrement les œuvres. Cet apprentissage, selon moi, doit être fait par des professionnels, des enseignants spécialisés, ayant un Capes ou une agrégation d'histoire de l'art. On va créer 60.000 postes d'enseignants, c'est peut-être le moment de franchir ce cap.

François de Mazières.
François de Mazières.Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

4. François de Mazières, député maire de Versailles: «Laisser l'art envahir la ville»

Versailles a créé un festival de théâtre autour deMolière, il y a dix-sept ans, qui a un succès considérable. C'est devenu une locomotive dans tous les établissements scolaires. Le Off est d'ailleurs tenu par les spectacles joués par des lycéens. La ville a donné un cadre, et a laissé le théâtre et la musique envahir ses rues. Ensuite, chacun en fait ce qu'il veut. Il faut laisser la créativité prendre ses droits, et ne pas trop encadrer les choses: l'éducation nationale a parfois du mal à comprendre cela, mais c'est impératif. On ne fera pas entrer les arts dans les classes à l'aide de circulaires écrites dans un bureau.

Didier Lockwood.
Didier Lockwood. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro

5. Didier Lockwood, violoniste: «S'appuyer sur les artistes»

L'école n'est pas là pour faire émerger des nouveaux talents artistiques. Elle doit permettre aux élèves de développer leur libre arbitre face au goût. Les artistes doivent se donner un rôle de modèle, et s'impliquer dans les établissements: qu'ils se fassent connaître d'eux, qu'ils poussent les portes des écoles, qu'ils deviennent des icônes pour les jeunes. On pourrait imaginer que chaque académie soit parrainée par un grand artiste. Les artistes incarnent des valeurs positives, celles de la création intellectuelle, de la recherche sur soi-même, de l'intuition, de l'expérimentation. Ils doivent apprendre à les transmettre.
















L'art cherche sa place à l'école






Au Louvre, devant Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau, de Gros. 
Crédits photo : Sébastien SORIANO


Claire Bommelaer et Caroline Beyer

Le gouvernement prépare un plan pour renforcer des programmes qui reposent encore sur la bonne volonté des enseignants.

C'était une (petite) promesse de campagne de François Hollande, nichée dans le point n° 19 du projet socialiste pour 2012. En bons soldats, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, et Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale, se sont donc attelés à la tâche: au Conseil des ministres de mercredi, ils présenteront un plan pour le développement de l'enseignement de l'histoire des arts à l'école. L'idée n'est pas d'annoncer une grande révolution, pour laquelle l'argent manquerait, même si 7 millions d'euros devraient être débloqués sur plusieurs années. Mais le gouvernement veut «instaurer un parcours artistique» tout au long de la vie scolaire, intégrant apprentissage de l'histoire des arts, rencontre avec des artistes, visite de musées, diffusion des bonnes pratiques locales et formation des enseignants à la création artistique. Avec un focus sur les zones rurales ou les zones d'éducation prioritaires (ZEP): les premières parce qu'elles sont éloignées des grands théâtres ou musées ; les secondes parce qu'elles ont d'autres priorités que l'apprentissage de la flûte à bec. «Nous ne recherchons pas seulement à provoquer chez les élèves le choc esthétique cher à André Malraux, mais aussi à pousser le principe d'égalité face à l'art et à la culture», explique-t-on au ministère de la Culture.

          Une société de l'image

Un comité de pilotage - présidé par l'écrivain Marie Desplechin - va être installé pour aider à mettre au point ce nouveau plan, qui se fera en marchant. Car la ministre sait que la page sur laquelle elle veut laisser sa trace n'est pas vierge. Tous les ministres de l'Éducation ou de la Culture, à commencer par Edgar Faure (1968), en passant par Jack Lang (1981) et Catherine Tasca (2000) et, plus récemment, Xavier Darcos (2008) se sont piqués au jeu d'une réforme. Chacun ayant tourné à chaque fois autour de la lancinante question de l'obligatoire ou du facultatif: l'enseignement de l'histoire des arts est une matière qui semble à la fois fondamentale et accessoire. Elle peine à rivaliser avec les mathématiques et l'anglais, même si chacun sait que les élèves font partie d'une société de l'image, et que les images font aussi l'histoire d'un pays.


Actuellement, l'histoire des arts est l'objet d'un enseignement obligatoire, de l'école primaire au lycée, tandis que le brevet des collèges lui réserve une épreuve orale. Au collège, l'histoire des arts représente désormais un quart du programme d'histoire et la moitié des programmes d'éducation musicale et d'arts plastiques, même si aucun programme spécifique n'a été défini par le ministère. Les arts visuels, les arts plastiques et la musique sont au programme des écoliers - avec des professeurs spécialisés pour les petits Parisiens - et des collégiens. Au lycée, les «enseignements artistiques» (arts plastiques, arts appliqués, musique, mais aussi le cinéma et l'audiovisuel, la danse, le théâtre) sont facultatifs. Ils font l'objet, en classe de seconde, d'un enseignement dit «d'exploration» (1 h 30 hebdomadaire), à choisir parmi une dizaine d'autres thèmes. À l'issue de la seconde, au moment des choix, ces enseignements artistiques ne sont ensuite dispensés que dans la filière littéraire.

         Un goût d'inachevé

Voilà pour les obligations. S'y ajoutent les sorties scolaires qui, compte tenu de la vitalité des musées et des théâtres en France, sont assez nombreuses, surtout en Ile-de-France. Selon le ministre de la Culture, 20 % de la population scolaire bénéficie de programmes de rencontres avec des artistes ou de classes à projets culturels. Et bien plus prennent un car pour aller visiter le musée le plus proche.
D'où vient, alors, ce goût d'inachevé? Dans un livre blanc publié en mai 2012, l'Association des professeurs d'archéologie et d'histoire de l'art des universités donne quelques clés. Les enseignements reposent «non sur les compétences mais sur la bonne volonté» de l'école, regrette-t-elle. Et pourtant, «contrairement à une idée reçue, l'émotion face à une œuvre, cela s'acquiert». Dans un pays de patrimoine et d'histoire, une bonne éducation artistique permettrait aux petits Français de se forger une identité nationale, poursuivent ces professeurs. Et, pourquoi pas, pousserait à l'avènement de grands collectionneurs.

          L'enseignement de l'histoire des arts en Europe

            • En Allemagne
L'éducation est de la responsabilité des Länder, et varie donc d'un État à l'autre. Mais le ministère fédéral de l'Éducation a décidé, dans une directive datant de 2007, d'accorder une plus grande importance à cet enseignement afin de «développer une identité culturelle forte», considérée comme un atout dans un monde globa­lisé. Dans le primaire, les écoles consacrent cinq heures hebdomadaires à l'enseignement des arts, de la musique et du dessin. Sauf exception, les cours se terminent à 13 heures dans les écoles primaires. Les écoliers consacrent leurs après-midi au sport et à l'apprentissage d'un instrument. Dans le secondaire, il est possible de présenter la pratique du saxophone, du violon ou de la flûte traversière pour l'Abitur, le bac allemand.
            • En Grande-Bretagne
Le nouveau diplôme «Ebacc», pour English baccalauréat, qui va remplacer l'actuel GCSE, à l'âge de 16 ans, se focalise sur cinq matières essentielles: l'anglais, les maths, les sciences, une langue étrangère et l'histoire-géographie. Des matières «utiles», selon le gouvernement, pour décrocher un emploi et, plus largement, à l'économie du pays. Du coup, un quart des écoles ont commencé à retirer de leurs programmes les arts dramatiques et plastiques. Le directeur de la Royal Opera House de Covent Garden, celui de la Tate Gallery, des architectes et des dramaturges ont interpellé le ministre de l'Éducation pour qu'il revoie sa réforme de l'enseignement secondaire, qui menace, selon eux, la position dominante de la Grande-Bretagne dans le monde en matière de créativité.
             • En Italie
L'enseignement des disciplines artistiques dans les lycées se résume à deux heures par semaine à partir du second cycle, en alternative à l'enseignement de la religion. Certains ont les moyens d'organiser des cours de musique ou d'arts graphiques, à raison de deux heures supplémentaires. Aux yeux des enseignants, ces établissements restent trop peu nombreux. Tout change avec les conservatoires des beaux-arts et de musique, qui dispensent après le bac un diplôme d'enseignement supérieur. À Rome, l'Académie des beaux-arts - l'Italie en compte vingt -, accueille 2.000 élèves dans neuf disciplines. «L'art offre un potentiel de croissance énorme», affirme son directeur, Gerardo Lo Russo.


















mardi 20 novembre 2012

Vendedor de Agua Coco Gelada na porta do MAC. Niteroi-RJ





Agua de COCO...a brisa do Brasil beija e balança.











VERMELHO...no alto do Morro de Santa Tereza









Vermelho, cor que pode acompanhar todas as cores com suas luzes de exlendor.
E para subir por umdos caminhos que levam ao alto do Morro de Santa Tereza . Nada melhor que començar pela escada.
Selaron, um criador de degraus e fachadas de casas coloridas nas proximidades do Teatro em reforma Cecilia Meireles, no bairro da Lapa, Rio de Janeiro






















Selaron























Fotos, Francisco Rivero















lundi 19 novembre 2012

" AGREGADOS : Fora da zona de conforto ". Installation



Paradigmas e Territorios.

Contextos e Conexões : Centro e periferias nacionais e internacionais sobre certas mitologias do momento. ( Fotografia , Instalação , Objetos. ) 
A arte como resistência cultural. A função reflexiva a leitura da imagem contra a banalização.

Apropriação de novos espaçãos da relação entre a produção contemporãnea e as novas possibilidades de exibiçao.
















Fotos, Francisco Rivero