vendredi 6 novembre 2015

FUNDAMENTO. “el misterio de los misterios”





Aqui es el lugar donde el FUNDAMENTO se estableció. 
Ideas abstractas como Dios, hermandad, unidad, ancestros, se consagran en la práctica a través de asociaciones metafóricas con la tierra, “el misterio de los misterios”.



















...CORES " Peinture



" Pobre de quem não tem...CORES "
Diptico de Francisco Rivero











8a. Lavagem da Biblioteca Publica do Estado da Bahia. Salvador. 2015 Brasil.


Mãe Diana de Oxum comanda a 8ª Lavagem da Biblioteca Pública do Estado da Bahia 2015 Brasil.
Fotos:Patricia Pinheiro.
Pintura: Francisco Rivero.



















mardi 3 novembre 2015

PARIS ET ALBISSOLA 1962-1982 . Wfredo LAM (1)




PARIS ET ALBISSOLA 1962-1982 

A l’invitation d’Asger Jorn, il découvre la lumière italienne d’Albissola en 1954 et s’installe en 1962 dans cet important centre de céramique où il séjournera régulièrement jusqu’à la fin de sa vie. Il enrichit sa collection d’arts extra-occidentaux, exposée dans son atelier et révélatrice de la pluralité de ses sources d’inspiration. Séduit par la libération spontanée que procure le travail de la terre cuite et par l’intervention du hasard dans le processus de création « selon la durée, ou l’intensité de cuisson, les réactions de couleurs, leurs mutations », il produit près de trois cents céramiques durant l’année 1975, dont les symboles renvoient à ses œuvres plastiques. Ces années sont aussi occupées par de nouveaux voyages – Égypte, Inde, Thaïlande, Mexique – et une reconnaissance institutionnelle croissante autant que par la conception de son ouvrage autobiographique : Le nouveau Nouveau Monde de Lam, véritable cartographie de ses affinités poétiques et géo-politiques. Travailleur infatigable, Wifredo Lam s’éteint en 1982 après avoir achevé, chez lui, les gravures pour son ultime livre d’artiste, L’Herbe sous les pavés, sur un texte de Jean-Dominique Rey. 

Un court film de montage réalisé par Fabrice Maze* à partir des très nombreuses heures de rushes enregistrés par Wilfredo Lam à l’occasion de ses expositions et voyages à partir de 1946 et conservés dans les archives familiales, sera présenté à l’extérieur de l’exposition.






















lundi 2 novembre 2015

PARIS ET ALBISSOLA 1962-1982 . Wfredo LAM





PARIS ET ALBISSOLA 1962-1982 

A l’invitation d’Asger Jorn, il découvre la lumière italienne d’Albissola en 1954 et s’installe en 1962 dans cet important centre de céramique où il séjournera régulièrement jusqu’à la fin de sa vie. Il enrichit sa collection d’arts extra-occidentaux, exposée dans son atelier et révélatrice de la pluralité de ses sources d’inspiration. Séduit par la libération spontanée que procure le travail de la terre cuite et par l’intervention du hasard dans le processus de création « selon la durée, ou l’intensité de cuisson, les réactions de couleurs, leurs mutations », il produit près de trois cents céramiques durant l’année 1975, dont les symboles renvoient à ses œuvres plastiques. Ces années sont aussi occupées par de nouveaux voyages – Égypte, Inde, Thaïlande, Mexique – et une reconnaissance institutionnelle croissante autant que par la conception de son ouvrage autobiographique : Le nouveau Nouveau Monde de Lam, véritable cartographie de ses affinités poétiques et géo-politiques. Travailleur infatigable, Wifredo Lam s’éteint en 1982 après avoir achevé, chez lui, les gravures pour son ultime livre d’artiste, L’Herbe sous les pavés, sur un texte de Jean-Dominique Rey. 

Un court film de montage réalisé par Fabrice Maze* à partir des très nombreuses heures de rushes enregistrés par Wilfredo Lam à l’occasion de ses expositions et voyages à partir de 1946 et conservés dans les archives familiales, sera présenté à l’extérieur de l’exposition. * auteur du film Wifredo Lam, production Aube & Oona Elléouët-Breton – Seven Doc, 2011.

















Wifredo LAM Un autre regard. (1)





PARIS, MARSEILLE 1938-1941 

À son arrivée à Paris, Lam est frappé par l’influence de la statuaire africaine sur l’art européen, revendiquée par les avant-gardes qu’il côtoie. Ses visages se dépouillent pour devenir des masques géométrisés. Il tire cette violence expressionniste du drame intérieur qui l’habite depuis son récent exil et le décès de sa famille. L’apport de l’art roman, de l’Égypte antique et des Cyclades s’y conjugue à l’impact du cubisme tardif et de la connaissance des arts de l’Afrique, découverts au musée de l’Homme et dans l’atelier de Picasso, qui deviendra très vite son ami et soutien. En 1940, face à l’entrée des troupes allemandes à Paris, il est à nouveau contraint à l’exode et rejoint Marseille, où il retrouve André Breton et les surréalistes. Lam réagit alors à l’inquiétude ambiante en participant à la réalisation d’œuvres collectives – cadavres exquis et autres pratiques automatiques. Il remplit de dessins à l’encre de petits carnets, peuplés de figures hybrides où l’érotisme et le monstrueux révèlent la libération psychique et formelle à laquelle il aspire. 






PARIS, CARACAS, LA HAVANE, ALBISSOLA, ZURICH 1952-1961 

Durant cette période, de très nombreux voyages éloignent souvent Wifredo Lam de son l’atelier. Les formes sont simplifiées et les œuvres se construisent sur des rythmes internes. En 1952, il met fin au séjour cubain et s’installe de nouveau à Paris. Les expositions internationales se multiplient, notamment aux côtés des artistes CoBrA que lui a présentés son ami Asger Jorn. La spontanéité, la dimension collective ainsi que l’intérêt du groupe pour l’art populaire l’amènent à se confronter à de nouveaux matériaux, comme la terre cuite, et à expérimenter des formes nouvelles. Pour la série des Brousses de 1958, il fait sien le dynamisme de l’abstraction gestuelle américaine, rappel épuré des compositions à la végétation foisonnante des années 1940. Ses dessins à la fois incisifs et oniriques illustrent de nombreux textes d’amis poètes et écrivains, tels René Char et Gherasim Luca.















360° de figures syncrétiques...Wifredo LAM. Video







CUBA, LES AMÉRIQUES 1941-1952 

Après dix-huit ans passés en Europe et deux exils, Lam débarque en Martinique aux côtés de Breton et autres compagnons de voyage. Il y rencontre Aimé Césaire, poète de la négritude, qui partage le même refus des rapports de domination raciale et culturelle l’aune de ses lectures marxistes et de son engagement dans le siècle. Son retour à Cuba l’affecte douloureusement. Il est frappé par la corruption, le racisme et la misère qui sévissent sur l’île où la culture locale ne semble subsister que sous la forme d’un folklore de pacotille qu’il exècre. Lam produit alors une œuvre peuplée de figures syncrétiques alliant le végétal, l’animal et l’humain faisant écho à l’énergie et aux mondes spirituels propres aux cultures caribéennes. Il est guidé dans cette quête de « cubanité » par les ethnologues Lydia Cabrera et Fernando Ortiz ainsi que par l’écrivain Alejo Carpentier qui interrogent les traditions, l’esthétique et l’histoire complexes de la culture afro-cubaine.