4to Circuito Cultural Arte entre os Povos
mardi 24 septembre 2013
lundi 23 septembre 2013
SOUVENIRS INDELEBILES
En fait, je n’ai guère de temps à ma disposition alors qu’une grande partie du monde s’attache à chercher une réponse à la guerre qui, si l’on en croit les dernières informations, est sur le point d’éclater, avec force armes meurtrières, à un point chaud de notre planète globalisée.
Néanmoins, rappeler les antécédents et les crimes monstrueux commis contre les pays à moindre développement économique et scientifique, aidera tous les peuples à lutter pour leur propre survie.
Le 12 septembre marquera le quarantième anniversaire de la visite d’une délégation officielle de Cuba au Vietnam.
Dans des Réflexions écrites le 14 février 2008, j’avais parlé de John McCain, candidat républicain à la présidence des Etats-Unis largement battu par Barack Obama qui, lui, pouvait au moins parler dans des termes proches de ceux de Martin Luther King, lâchement assassiné par des racistes blancs.
Bien qu’incapable de prononcer le discours de Gettysburg, Obama s’était même proposé d’imiter le voyage en train de l’austère Abraham Lincoln. Michael Moore lui avait décoché : « Félicitations, président Obama, pour le Prix Nobel de la paix. Maintenant, s’il vous plaît, gagnez-le ! »
McCain a raté la présidence des Etats-Unis, mais il s’est arrangé pour retourner au Sénat d’où il exerce de très fortes pressions sur l’administration.
Aujourd’hui, il est heureux et déplace ses pions pour qu’Obama largue le plus grand nombre possible de missiles capables de frapper avec précision les forces vives des troupes syriennes.
Neuf pays disposent d’ores et déjà d’armes nucléaires dont les radiations sont bien plus meurtrières que le gaz sarin. Selon des données de 2012, la Russie possède environ 16 000 ogives nucléaires actives et les Etats-Unis autour de 8 000.
Les faire exploser en quelques minutes au-dessus des objectifs de l’adversaire impose un certain nombre de manœuvres.
Une troisième puissance, la Chine, la plus solide économiquement parlant, possède désormais la capacité dite de Destruction mutuelle assurée avec les Etats-Unis.
Israël, pour sa part, dépasse la France et la Grande-Bretagne en technologie nucléaire, mais n’admet pas que l’on dise un traître mot des énormes financements qu’il reçoit des Etats-Unis et de la coopération que ceux-ci lui prêtent sur ce terrain. Il a lancé deux missiles voilà quelques jours en mer Méditerranée afin de tester la capacité de riposte des destroyers étasuniens qui visent la Syrie.
Quel est donc le pouvoir de ce groupe de pays aussi réduit qu’en pointe ?
Pour extraire l’énorme énergie enfermée dans un atome d’hydrogène, il faut chauffer un plasma de gaz à plus de deux cent millions de degrés centigrade, qui est la chaleur nécessaire pour forcer les atomes de deutérium et de tritium à fusionner et à libérer de l’énergie, selon ce qu’explique une dépêche de la BBC, qui est généralement bien informée à cet égard. Il s’agit là d’une découverte de la science, mais combien faudra-t-il investir pour atteindre cet objectif ?
Notre humanité souffrante attend. Nous ne sommes plus « quatre pelés et un tondu », nous sommes déjà sept milliards d’êtres humains, dont l’immense majorité sont des enfants, des adolescents et des jeunes.
J’en reviens aux souvenirs de ma visite au Vietnam, point de départ de ces quelques lignes. Je n’ai pas eu le privilège de faire la connaissance d’Ho Chi Minh, le créateur légendaire de la République socialiste du Vietnam, ce pays des Annamites dont José Martí, notre Héros national, fit l’éloge en 1889 dans sa revue infantile La Edad de Oro.
Je suis arrivé dans ce pays frère le 12 septembre 1973, après l’accord signé entre les Etats-Unis et le Vietnam. Pham Van Dong, le Premier ministre, me logea la première nuit dans l’ancienne résidence du gouverneur français en Indochine. Resté seul avec moi dans la vieille demeure construite par la métropole, ce rude combattant commença à pleurer. Excusez-moi, me dit-il, c’est que je pense aux millions de jeunes qui sont mort dans cette guerre. Je saisis aussitôt dans toute son ampleur combien elle avait été dure. Il se plaignit aussi de la fourberie des Etats-Unis à leur égard.
Je vais reprendre des extraits textuels de ces Réflexions du 14 février 2008 :
Tous les ponts sans exception, visibles d’avion entre Hanoi et le Sud, étaient effectivement détruits ; les hameaux, rasés ; tous les jours les grenades des bombes à fragmentation lancées dans ce but faisaient explosion dans les rizières où des enfants, des femmes, voire des personnes âgées, travaillaient pour produire des aliments.
On observait de nombreux cratères à l’entrée de chaque pont. Les bombes guidées par laser, bien plus précises, n’existaient pas encore. J’ai dû insister pour faire ce trajet. Les Vietnamiens craignaient que je ne sois victime d’une équipée des Yankees s’ils apprenaient ma présence dans cette zone. Pham Van Dong m’a accompagné tout le temps.
Nous avons survolé la province de Nghe-An, où est né Ho Chi Minh. Dans cette province, et dans celle d’Ha Tinh, deux millions de Vietnamiens moururent de faim en 1945, la dernière année de la Deuxième Guerre mondiale. Nous avons atterri à Dong Hoi. Un million de bombes avaient été larguées sur cette province où se trouve cette ville détruite. Nous avons traversé le Nhat Le en radeau. Nous avons visité un poste d’aide aux blessés de Quang Tri. Nous avons vu de nombreux chars M-48 capturés. Nous avons emprunté des chemins de bois sur ce qui fut un jour la route nationale détruite par les bombes. Nous avons rencontré de jeunes soldats vietnamiens qui se couvrirent de gloire à la bataille de Quang Tri. Sereins, résolus, tannés par le soleil et la guerre, un léger tic réflexe sur la paupière du capitaine du bataillon. Nul ne sait comment ils ont pu résister à tant de bombes. Ils étaient dignes d’admiration. Ce 15 septembre, dans l’après-midi, revenant par un itinéraire différent, nous avons recueilli trois enfants blessés, deux très grièvement : une fillette de quatorze ans était en état de choc, un éclat de métal dans le ventre. Les enfants travaillaient la terre quand une houe a heurté par hasard une grenade. Les médecins cubains qui accompagnaient notre délégation les ont directement soignés pendant des heures et leur ont sauvé la vie. J’ai été témoin, monsieur McCain, des exploits des bombardiers, dont vous êtes si fier, sur le Vietnam du Nord…
En ces jours de septembre, Allende avait été renversé ; le palais de la Monnaie avait été attaqué et de nombreux Chiliens avaient été torturés et assassinés. Le coup d’Etat fut stimulé et organisé depuis Washington.
Lino Luben Pérez, journaliste de l’Agence de presse nationale (AIN), a rappelé dans un article du 1er décembre 2010 une phrase que j’ai prononcée le 2 janvier 1966 lors du meeting pour le septième anniversaire de la Révolution : « Pour le peuple vietnamien, nous sommes prêts à donner, non plus seulement notre sucre, mais jusqu’à notre sang, qui vaut bien plus que le sucre ! »
Le journaliste de l’AIN écrit ailleurs dans cet article :
Pendant des années, des milliers de jeunes Vietnamiens ont fait des études à Cuba dans différentes spécialités, dont l’espagnol et l’anglais, tandis qu’une quantité considérable de Cubains a appris là-bas la langue de ce pays.
Des cargos cubains chargés de sucre ont mouillé dans le port d’Haïphong, dans le Nord bombardé par les Yankees, et des centaines de techniciens cubains ont travaillé comme bâtisseurs dans ce pays durant la guerre.
D’autres compatriotes ont créé des fermes avicoles pour obtenir de la viande et des œufs.
L’arrivée dans un port cubain du premier cargo de cette nation a constitué un fait saillant. De nos jours, la coopération économique entre les gouvernements et les entreprises et l’entente politique entre les deux partis et les relations d’amitié se maintiennent et se multiplient.
Qu’on me pardonne ce modeste effort pour écrire ces quelques paragraphes au nom de notre amitié traditionnelle avec le Vietnam.
Ce matin, le risque d’éclatement d’un conflit aux conséquences funestes semble se dissiper grâce à l’initiative intelligence de la Russie qui n’a pas bronché devant la menace insolite de l’administration étasunienne de réaliser des frappes dévastatrices contre les défenses syriennes, ce qui pouvait coûter des milliers de vies à ce peuple et déclencher un conflit aux retombées imprévisibles.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, parlant au nom du gouvernement de ce pays courageux, a peut-être contribué à éviter dans l’immédiat une catastrophe mondiale.
De son côté, le peuple étasunien s’oppose fortement à une aventure politique qui toucherait non seulement son pays, mais toute l’humanité.
Fidel Castro Ruz
10 septembre 2013
15 h 20
LEMBRANÇAS INESQUECÍVEIS
Há apenas três dias nos visitou um alto dirigente do Partido Comunista do Vietnã. Antes de partir me transmitiu a vontade de que eu elaborasse algumas lembranças de minha visita ao território libertado do Vietnã em sua heroica luta contra as tropas ianques no sul desse país.
Na verdade não é muito o tempo de que disponho quando grande parte do mundo se empenha em procurar uma resposta às notícias de que uma guerra, com o emprego de mortíferas armas, está a ponto de estourar em um canto crítico do nosso globalizado planeta.
Contudo, lembrar os antecedentes e os monstruosos crimes cometidos contra os países com menos desenvolvimento econômico e científico, ajudará a todos os povos a lutar por sua própria sobrevivência.
No dia 12 de setembro se completam 40 anos da visita de uma delegação oficial de Cuba ao Vietnã.
Numa Reflexão que escrevi em 14 de fevereiro de 2008, publiquei dados sobre o candidato republicano à Presidência dos Estados Unidos da América, John McCain, humilhantemente derrotado em sua candidatura por Barack Obama. Este último, pelo menos, podia falar em termos parecidos aos de Martin Luther King, assassinado vilmente pelos racistas brancos.
Obama, inclusive, se propôs imitar a viagem de trem do austero Abraham Lincoln, embora não tivesse sido nunca capaz de pronunciar o discurso de Gettysburg. Michael Moore lhe espetou: “Parabéns, presidente Obama, pelo Prêmio Nobel da Paz; agora, por favor, ganhe-o.”
McCain perdeu a Presidência dos Estados Unidos, mas diligenciou para voltar ao Senado, de onde exerce enormes pressões sobre o governo desse país.
Agora é feliz, movimentando suas forças para que Obama descarregue o maior número de certeiros mísseis com capacidade de bater com precisão as forças vivas das tropas sírias.
Tão mortal é o gás Sarin como as radiações atômicas. Nove países já dispõem de armas nucleares que são muito mais mortíferas do que o gás Sarin. Dados publicados desde 2012 informam que Rússia possui aproximadamente 16 000 ogivas nucleares ativas e os Estados Unidos por volta de 8 000.
A necessidade de fazê-las explodir em questão de minutos sobre os alvos adversários, impõe os procedimentos para o uso das mesmas.
Uma terceira potência, China, a mais sólida economicamente, já dispõe da capacidade para a Destruição Mútua Assegurada com os Estados Unidos.
Israel, por sua vez, supera França e Grã-Bretanha em tecnologia nuclear, mas não admite que seja pronunciada uma palavra sobre os fabulosos fundos que recebe dos Estados Unidos e sua colaboração com este país nesse âmbito. Há poucos dias enviou dois mísseis para testar a capacidade de resposta dos destroieres norte-americanos no Mediterrâneo que apontam contra Síria.
Qual é então o poder de tão pequeno, mas avançado, grupo de países?
Para tirar a enorme energia derivada de um núcleo de hidrogênio é preciso criar um plasma de gás de mais de 200 milhões de graus centígrados, o calor necessário para forçar os átomos de deutério e trítio a se fusionarem e liberar energia, segundo explica uma notícia da BBC, que soe estar bem informada na matéria. Isso já é uma descoberta da ciência, mas quanto será preciso investir para tornar realidade tais objetivos.
Nossa sofrida humanidade espera. Não somos “quatro gatos-pingados”; somamos já mais de sete biliões de seres humanos, a maioria esmagadora crianças, adolescentes e jovens.
Voltando às lembranças de minha visita ao Vietnã, que motivaram estas linhas, não tive o privilégio de conhecer Ho Chi Minh, o lendário criador da República Socialista do Vietnã, o país dos anamitas, o povo do qual tão elogiosamente falou nosso Herói Nacional José Martí no ano 1889 em sua revista infantil “A Idade de Ouro”.
No primeiro dia fiquei alojado na antiga residência do Governador francês no território da Indochina quando visitei esse país irmão em 1973, ao qual cheguei no dia 12 de setembro após o acordo entre os Estados Unidos e o Vietnã. Lá fui alojado por Pham Van Dong, na altura Primeiro Ministro. Aquele poderoso combatente, ao ficar sozinho comigo no velho casarão construído pela metrópole francesa, começou a chorar. Desculpe, me disse, mas penso nos milhões de jovens que morreram nesta luta. Nesse instante percebi em sua plena dimensão quão dura tinha sido aquela contenda. Também se queixava dos enganos que os Estados Unidos da América tinham utilizado contra eles.
Em uma síntese apertada utilizarei as palavras exatas do que escrevi na referida Reflexão de 14 de fevereiro de 2008, logo que tive a possibilidade de fazê-lo:
“As pontes, sem exceção, ao longo do trajeto, visíveis desde o ar entre Hanói e o Sul, estavam, com efeito, destruídas; as aldeias, arrasadas, e todos os dias as granadas das bombas de racemo lançadas com esse fim, explodiam nos campos de arroz onde crianças, mulheres e inclusive idosos, trabalhavam na produção de alimentos.
“Um grande número de crateras se observavam em cada uma das entradas das pontes. Não existiam então as bombas guiadas por laser, muito mais precisas. Tive que insistir para fazer aquele percurso. Os vietnamitas temiam que eu fosse vítima de alguma aventura ianque se conhecessem de minha presença naquela zona. Pham Van Dong me acompanhou o tempo todo.
“Sobrevoamos a província de Nghe-An, onde nasceu Ho Chi Minh. Nessa província e na de Ha Tinh morreram de fome em 1945, o último ano da Segunda Guerra Mundial, dois milhões de vietnamitas. Aterramos em Dong Hoi. Sobre a província onde radica essa cidade destruída lançaram um milhão de bombas. Cruzamos de balsa o Nhat Le. Visitamos um posto de assistência aos feridos de Quang Tri. Vimos numerosos tanques M-48 capturados. Percorremos caminhos de madeira na que um dia foi a Rota Nacional destroçada pelas bombas. Reunimo-nos com jovens soldados vietnamitas que se encheram de glória na batalha de Quang Tri. Serenos, resolutos, curtidos pelo sol e pela guerra, um ligeiro tique reflexo na pálpebra do capitão do batalhão. Não se sabe como conseguiram resistir tantas bombas. Eram dignos de admiração. Nessa mesma tarde de 15 de setembro, regressando por uma rota diferente, pegamos três crianças feridas, duas delas muito graves; uma menina de 14 anos estava em estado de choque com um fragmento de metal no abdómen. As crianças trabalhavam a terra quando uma enxada fez contato casual com a granada. Os médicos cubanos que acompanhavam a delegação deram-lhes uma atenção direta durante horas e salvaram suas vidas. Fui testemunha, senhor McCain, das proezas dos bombardeamentos ao Vietnã do Norte, dos quais você se orgulha.
“Por aqueles dias de setembro, Allende tinha sido derrocado; o Palácio de Governo foi atacado e muitos chilenos torturados e assassinados. O golpe foi promovido e organizado desde Washington.”
Lino Luben Pérez, jornalista da AIN, consignou em um artigo que publicou a 1 de dezembro de 2010, uma frase que pronunciei no dia dois de janeiro de 1966 no comício pelo sétimo aniversário da Revolução: ao Vietnã “estamos dispostos a dar-lhe não só o nosso açúcar, mas nosso sangue, que vale mais do que o açúcar!”.
Noutra parte do referido artigo, o jornalista da AIN escreveu:
“Durante anos, milhares de jovens vietnamitas estudaram em Cuba várias especialidades, incluídos os idiomas espanhol e inglês, ao passo que outro número considerável de cubanos aprendeu lá sua língua.
“Ao porto de Haiphong, no norte bombardeado pelos ianques, aportaram navios cubanos carregados de açúcar, e centenas de técnicos trabalharam durante a guerra nesse território como construtores.
“Outros compatriotas fomentaram aviários para a produção de carne e ovos.”
“Constituiu um acontecimento transcendental o primeiro navio mercante dessa nação que entrou em porto cubano. Hoje, a colaboração econômica estatal ou empresarial e o entendimento político entre os dois partidos e suas relações de amizade se mantêm e multiplicam.”
Peço me desculpem o modesto esforço de escrever estes parágrafos em nome de nossa tradicional amizade com o Vietnã.
Na manhã de hoje, o risco de que o conflito estoure com suas funestas consequências parece ter diminuído graças à inteligente iniciativa russa, que se manteve firme diante da insólita pretensão do governo dos Estados Unidos, ameaçando com lançar um ataque demolidor contra as defesas sírias que podia custar milhares de vidas ao povo desse país e desatar um conflito de consequências imprevisíveis.
O chanceler russo, Serguéi Lavrov, falou em nome do governo desse valente país e talvez contribua a evitar, no imediato, uma catástrofe mundial.
O povo norte-americano, por sua vez, se opõe fortemente a uma aventura política que afetaria não só seu próprio país, mas toda a humanidade.
Fidel Castro Ruz
10 de setembro de 2013
15h20
즐거운 한가위 - Bonne fête "Hangawi" (en coréen)
Chuseok, fête des récoltes en Corée
Le Chuseok (hangeul : 추석 hanja : 秋夕), la fête des récoltes (ou la fête des moissons) est (avec Seollal et Dano) l'une des trois principales fêtes traditionnelles coréennes. Il est d'usage de porter un hanbok ces jours-là.
Le Chuseok a lieu le quinzième jour du huitième mois lunaire (en septembre ou en octobre, selon les années), et est également appelée "Hangawi" (ce qui signifie "la moitié (han) du mois d'août (gawi)"). L'origine de Chuseok serait liée au culte de la lune, le 15 août étant le jour où la lune est la plus impressionnante.
Sa célébration dure en général trois jours : le jour de Chuseok proprement dit, la veille et le lendemain.
Fête des récoltes, elle est consacrée à la générosité de la terre et donne lieu à la confection de plats de farine de riz et de haricots (songpyeon - un plat représentatif de Chuseok). Chaque famille retourne sur la terre de ses ancêtres (seongmyo) et célèbre une messe anniversaire.
samedi 14 septembre 2013
Le ruban jaune dans la culture U.S.A.
Allocution de René Gonzalez à la télévision cubaine
Chers compatriotes
Tout d´abord je vous prie de m’excuser pour faire irruption à ce moment. Je sais ce que signifie cet espace pour la famille cubaine et je vous promets que je serai bref, mais il est nécessaire que cette allocution parvienne à la plus grande audience possible.
Comme nous le savons, le 12 septembre marquera la 15e année de nos arrestations. Tous les ans ont lieu des journées, nationales et internationales, pour exiger que la justice soit faite pour nous, mais nous voulons que les journées de cette année, entre le 5 septembre et le 6 octobre, soient des journées uniques, soient des journées spéciales avec vous.
Quinze ans dans la vie d´un être humain est une longue période. Les enfants grandissent, ils deviennent des hommes, des adolescents ; des membres de la famille décèdent et ne sont plus parmi nous ; et une partie de la population cubaine est née lors de ces quinze dernières années.
J’ai accompli ma sentence intégralement, mais nous devons empêcher que cela arrive avec mes quatre frères pour tout ce que cela implique et, bien qu´il soit difficile de le dire, il faut se rappeler que pour Gerardo cela implique, si les dessins du gouvernement étasunien s’accomplissent, qu’il finirait ses jours en prison.
Au cours de ces années nous avons eu l´affection du peuple cubain comme protagoniste. Cet amour se manifeste de toutes les formes possibles, avec les lettres, les messages, les dessins des enfants et cet amour est celui que nous aimerions qu’il soit le protagoniste de ces journées.
J´ai eu l´occasion de le sentir, de le vivre, de la palper, de l´expérimenter dans les rues de Cuba, de toutes les façons possibles et à n´importe quel point de la géographie de l´île et cet amour nous le demandons pour cette occasion, où que vous soyez et de la façon que vous le vouliez, avec toute la diversité qui nous caractérise comme Cubains et de la meilleure façon que chacun le considère ; dans sa salle de classe, dans son lieu de travail, dans son quartier, dans son projet communautaire, de la meilleure façon que chacun puisse le manifester.
Des initiatives seront annoncées pour ces journées, mais nous pensons que le plus important est que chacun de vous se joigne comme il l’entend, de la façon qu’il considère que cela puisse se faire.
J´ai fait juste un appel pour le peuple, une exhortation personnelle requérant une histoire. J’aimerai que ce 12 septembre, dans le pays, se produise un tremblement de terre : un tremblement de terre magnifique, un tremblement de terre d’amour, un message du peuple cubain au peuple nord-américain à travers un symbole qui, pour le nord-américain moyen, est un symbole de l´amour, un symbole de l’affection et un symbole qu´ils comprendront dans leur langue ; et ce symbole est le ruban jaune.
J’aimerai que le 12 septembre le pays se remplisse de rubans jaunes et que le visiteur ou le correspondant étranger qui se trouve sur l´île ne puisse pas l´ignorer. Que cette île de Cuba s’ébranle et que des rubans jaunes apparaissent dans les arbres, sur les balcons, sur les personnes. Que ces rubans soient présents sur les animaux de compagnie, où que vous le décidiez, que ces rubans jaunes remplissent le pays et que l’on ne puisse pas être ignoré, que l’on montre au monde que le peuple cubain attend quatre de ses fils qui sont en prison aux États-Unis.
Le ruban jaune est un symbole qui est entré dans la culture nord-américaine, qui a commencé lors de la Guerre Civile anglaise quand les épouses des combattants les attendaient avec des rubans jaunes.
Ensuite ce symbole a été transmis à la Guerre Civile des États-Unis et au fil du temps, avec ses hauts et ses bas, il a changé de signification quand, dans les années soixante-dix du siècle dernier, une chanson qui a marqué son temps l’a fait renaître dans la culture nord-américaine.
La chanson est l’admirable histoire d´un prisonnier qui, à sa sortie de prison, demande seulement à sa fiancée qu’elle mette un ruban jaune dans un arbre si elle l’aime encore. À travers les paroles de cette chanson, l’anxiété de cet homme qui va sortir de prison s’avive ainsi que son espoir de savoir s’il y aura un ruban jaune dans l’arbre et, quand il arrive à l´endroit, il voit que l’arbre est couvert de centaines de rubans jaunes.
C’est à partir de ce moment que le ruban est devenu un symbole pour le nord-américain qui attend quelqu´un parti en mission à l´étranger, qui attend un soldat, qui attend un être cher, et c´est le message que nous voulons que vous fassiez parvenir au peuple nord-américain : savoir que le peuple cubain attend quatre de ses fils. Que ce n’est pas seulement la famille, que ce n´est pas seulement quelqu´un qui les connaît personnellement, mais qu’il y a un pays, qu’il y a un peuple qui attend ses quatre fils injustement emprisonnés aux États-Unis.
Nous comptons sur vous pour cela, nous avons confiance en vous. Nous voulons que se soient des journées distinctes et nous souhaitons aussi que ces soient les dernières journées. Je pense que c´est le moment qu’ils rentrent chez eux et, pour cela, nous comptons avec votre soutient.
Merci beaucoup
Ruban jaune
Sacramento. MG
Brésil
A fita amarela é um símbolo.
A fita amarela é um símbolo para o povo norteamericano, baseado em uma antiga canção de amor, cuja história tem se aperfeiçoado com o tempo, ao longo de mais de um século. A canção conta a história de um preso que está prester a sair da cadeia e o único que pede a sua amada é que se ela ainda o ama, se ainda o espera, que prenda uma fita amarela em uma árvore.
São 15 anos de injusta prisão, 15 anos de vingança pelo delito de serem dignos e defender o direito à vida de seu povo; 15 anos que são uma vergonha para o mais elementar princípio de justiça; 15 anos de perversas manipulações, de violações a eles e a suas familias; apesar destes 15 anos, os Cinco não guardam ódio nem rancor, e tudo que nos pedem é que façamos chegar ao povo norteamericano a verdade.Libertade ja ! Para Gerardo, Ramón, Antonio y Fernando.
Sacramento. MG. Brasil.
mardi 3 septembre 2013
Le mensonge tarifé
Le mensonge tarifé (Granma)
Fidel CASTRO
De graves événements sur le point de survenir me poussent à prendre la plume.
À notre époque, tous les dix ou quinze ans, notre espèce court des dangers de
disparition réels. Ni Obama ni personne d’autre ne pourrait garantir qu’il n’en
soit ainsi. Je le dis par réalisme, car seule la vérité pourra nous offrir un
peu plus de bien-être et un souffle d’espoir. En matière de connaissances, nous
sommes devenus majeurs, et nous n’avons pas le droit de leurrer autrui ni de
nous leurrer nous-mêmes.
L’immense majorité de l’opinion publique connaît assez bien le nouveau danger
qui frappe à nos portes.
Il ne s’agit pas seulement du fait que les missiles de croisière soient braqués sur des objectifs militaires en Syrie, mais que le peuple de ce courageux pays arabe, situé au cœur même d’une région habitée par plus d’un milliard de musulmans dont l’esprit de lutte est proverbial, ait déclaré qu’il résistera jusqu’à son dernier souffle à toute attaque.
Tout le monde sait que Bachar al-Assad n’était pas un homme politique. Il a fait des études de médecine et il s’est spécialisé en ophtalmologie en 1988. Il a joué un rôle politique à la mort de son père Hafez al-Assad en 2000 et a assumé son poste à la mort accidentelle d’un de ses frères.
Tous les membres de l’OTAN sont des alliés inconditionnels des États-Unis, ainsi que quelques pays pétroliers dans ce Moyen-Orient qui assure une grande part de la production mondiale de combustibles d’origine végétale que la Nature a accumulés tout au long de milliards d’années. En revanche, la production d’énergie provenant de la fusion nucléaire de particules d’hydrogène tardera au moins soixante ans. Entretemps, les gaz à effet de serre continueront de s’accumuler à un rythme élevé, par suite d’énormes investissements en technologies et en équipements.
On affirme par ailleurs que nombre de fonctions confiées aujourd’hui à la police, telles que les contraventions et d’autres, seront réalisées par des robots en 2040, dans à peine vingt-sept ans. Les lecteurs peuvent-ils s’imaginer combien il sera difficile de discuter avec un robot capable de faire des millions d’opérations par minute ? En réalité, c’était quelque chose d’inimaginable il y a quelques années.
Voilà quelques heures à peine, lundi 26 août, des dépêches d’agence de presse bien connues pour les services sophistiqués qu’elles rendent aux États-Unis se sont attachées à divulguer la nouvelle qu’Edward Snowden avait dû s’établir en Russie parce que Cuba avait cédé aux pressions de Washington.
J’ignore si quelqu’un, quelque part, a dit quelque chose ou non à Snowden, car ce n’est pas ma fonction. Je me contente de lire autant que je peux des nouvelles, des opinions et des livres publiés dans le monde. J’admire le courage et la justesse des déclarations de Snowden qui a, de mon point de vue, rendu un grand service au monde en révélant la politique malhonnête jusqu’à l’écœurement du puissant Empire qui ment et trompe le monde. Par contre, je ne serais pas d’accord que quelqu’un, quels que soient ses mérites, parle au nom de Cuba.
Le mensonge tarifé. Qui l’affirme ? Le journal russe Kommersant. Quel est ce torchon ? Selon l’agence Reuters, ce journal cite des sources proches du département d’État étasunien : « La raison en est que Cuba a fait savoir au dernier moment aux autorités qu’elles devaient empêcher Snowden de monter à bord du vol d’Aeroflot. »
« Selon ce journal, […] Snowden a passé un ou deux jours au consulat russe de Hong Kong pour faire connaître son intention de se rendre en Amérique latine via Moscou ».
Si je le voulais, je pourrais parler de ces questions que je connais bien.
J’ai observé aujourd’hui avec un intérêt spécial la visite du président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, à bord du navire amiral du détachement naval russe arrivé dans ce pays, après avoir fait escale à La Havane et au Nicaragua. Plusieurs vues m’ont impressionné. Entre autres, l’ampleur des mouvements de ses nombreux radars capables de contrôler les activités opérationnelles du bâtiment en toute circonstance.
Nous avons étudié par ailleurs les activités de ce journal mercenaire, Kommersant. À son époque, il fut l’un des médias les plus pervers au service de l’extrême droite contre-révolutionnaire, ravie aujourd’hui de voir le gouvernement conservateur et laquais de Londres expédier ses bombardiers à sa base aérienne de Chypre afin qu’il soient prêts à larguer leurs bombes sur les forces patriotiques de l’héroïque Syrie, tandis qu’en Égypte, connue comme le cœur du monde arabe, des milliers de personnes sont assassinées par les auteurs d’un coup d’État éhonté.
C’est dans cette atmosphère que les moyens navals et aériens de l’Empire et de ses alliés s’apprêtent à organiser un génocide contre les peuples arabes.
Il est tout à fait clair que les États-Unis tenteront toujours d’exercer des pressions sur Cuba, comme ils le font sur l’ONU et sur toute institution publique ou privée du monde. C’est là une des caractéristiques de leurs administrations, et on ne saurait en attendre autre chose. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas en vain que l’on résiste depuis cinquante-quatre ans – et tout le temps qu’il faudra – et que l’on se défend inlassablement face au blocus économique criminel du puissant Empire.
Notre plus grosse erreur est de n’avoir pas été capable d’en apprendre bien plus bien plus vite.
Il ne s’agit pas seulement du fait que les missiles de croisière soient braqués sur des objectifs militaires en Syrie, mais que le peuple de ce courageux pays arabe, situé au cœur même d’une région habitée par plus d’un milliard de musulmans dont l’esprit de lutte est proverbial, ait déclaré qu’il résistera jusqu’à son dernier souffle à toute attaque.
Tout le monde sait que Bachar al-Assad n’était pas un homme politique. Il a fait des études de médecine et il s’est spécialisé en ophtalmologie en 1988. Il a joué un rôle politique à la mort de son père Hafez al-Assad en 2000 et a assumé son poste à la mort accidentelle d’un de ses frères.
Tous les membres de l’OTAN sont des alliés inconditionnels des États-Unis, ainsi que quelques pays pétroliers dans ce Moyen-Orient qui assure une grande part de la production mondiale de combustibles d’origine végétale que la Nature a accumulés tout au long de milliards d’années. En revanche, la production d’énergie provenant de la fusion nucléaire de particules d’hydrogène tardera au moins soixante ans. Entretemps, les gaz à effet de serre continueront de s’accumuler à un rythme élevé, par suite d’énormes investissements en technologies et en équipements.
On affirme par ailleurs que nombre de fonctions confiées aujourd’hui à la police, telles que les contraventions et d’autres, seront réalisées par des robots en 2040, dans à peine vingt-sept ans. Les lecteurs peuvent-ils s’imaginer combien il sera difficile de discuter avec un robot capable de faire des millions d’opérations par minute ? En réalité, c’était quelque chose d’inimaginable il y a quelques années.
Voilà quelques heures à peine, lundi 26 août, des dépêches d’agence de presse bien connues pour les services sophistiqués qu’elles rendent aux États-Unis se sont attachées à divulguer la nouvelle qu’Edward Snowden avait dû s’établir en Russie parce que Cuba avait cédé aux pressions de Washington.
J’ignore si quelqu’un, quelque part, a dit quelque chose ou non à Snowden, car ce n’est pas ma fonction. Je me contente de lire autant que je peux des nouvelles, des opinions et des livres publiés dans le monde. J’admire le courage et la justesse des déclarations de Snowden qui a, de mon point de vue, rendu un grand service au monde en révélant la politique malhonnête jusqu’à l’écœurement du puissant Empire qui ment et trompe le monde. Par contre, je ne serais pas d’accord que quelqu’un, quels que soient ses mérites, parle au nom de Cuba.
Le mensonge tarifé. Qui l’affirme ? Le journal russe Kommersant. Quel est ce torchon ? Selon l’agence Reuters, ce journal cite des sources proches du département d’État étasunien : « La raison en est que Cuba a fait savoir au dernier moment aux autorités qu’elles devaient empêcher Snowden de monter à bord du vol d’Aeroflot. »
« Selon ce journal, […] Snowden a passé un ou deux jours au consulat russe de Hong Kong pour faire connaître son intention de se rendre en Amérique latine via Moscou ».
Si je le voulais, je pourrais parler de ces questions que je connais bien.
J’ai observé aujourd’hui avec un intérêt spécial la visite du président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, à bord du navire amiral du détachement naval russe arrivé dans ce pays, après avoir fait escale à La Havane et au Nicaragua. Plusieurs vues m’ont impressionné. Entre autres, l’ampleur des mouvements de ses nombreux radars capables de contrôler les activités opérationnelles du bâtiment en toute circonstance.
Nous avons étudié par ailleurs les activités de ce journal mercenaire, Kommersant. À son époque, il fut l’un des médias les plus pervers au service de l’extrême droite contre-révolutionnaire, ravie aujourd’hui de voir le gouvernement conservateur et laquais de Londres expédier ses bombardiers à sa base aérienne de Chypre afin qu’il soient prêts à larguer leurs bombes sur les forces patriotiques de l’héroïque Syrie, tandis qu’en Égypte, connue comme le cœur du monde arabe, des milliers de personnes sont assassinées par les auteurs d’un coup d’État éhonté.
C’est dans cette atmosphère que les moyens navals et aériens de l’Empire et de ses alliés s’apprêtent à organiser un génocide contre les peuples arabes.
Il est tout à fait clair que les États-Unis tenteront toujours d’exercer des pressions sur Cuba, comme ils le font sur l’ONU et sur toute institution publique ou privée du monde. C’est là une des caractéristiques de leurs administrations, et on ne saurait en attendre autre chose. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas en vain que l’on résiste depuis cinquante-quatre ans – et tout le temps qu’il faudra – et que l’on se défend inlassablement face au blocus économique criminel du puissant Empire.
Notre plus grosse erreur est de n’avoir pas été capable d’en apprendre bien plus bien plus vite.
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